Des contrats intéressent l’UPAC

Les perquisitions ont lieu dans six entreprises de déneigement et d’entretien ménager, ainsi que dans trois résidences privées.
Photo: Jacque Nadeau Le Devoir Les perquisitions ont lieu dans six entreprises de déneigement et d’entretien ménager, ainsi que dans trois résidences privées.

L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a mené mercredi des perquisitions dans quatre villes de la région métropolitaine relativement à des contrats octroyés par Hydro-Québec.


Les perquisitions ont lieu dans six entreprises de déneigement et d’entretien ménager, ainsi que dans trois résidences privées. L’opération policière, qui implique une centaine de policiers, se déroule à Montréal, à Laval, à Mirabel et à Blainville. Aucune arrestation n’a été faite pour l’instant.


Hydro-Québec collabore à l’enquête, a-t-on souligné du côté de l’UPAC.


Ex-cadre ciblé


L’enquête de l’UPAC est liée aux agissements de Denis Hervieux, ce cadre d’Hydro-Québec congédié en décembre 2014. Denis Hervieux aurait été au coeur d’un système de collusion dans l’octroi de contrats de déneigement et aurait obtenu des ristournes pour des contrats d’entretien. Après avoir fait enquête, Hydro-Québec a transmis le dossier à l’UPAC, qui se penche sur le dossier depuis.


« C’est un dossier qui était déjà connu d’Hydro-Québec et de l’UPAC depuis plusieurs mois, a indiqué la porte-parole d’Hydro-Québec Marie-Élaine Deveault. On collabore depuis le tout début. »« On va suivre le déroulement de l’enquête et, s’il y a lieu, on va prendre d’autres actions », a-t-elle ajouté.


Fin 2014, le commissaire de l’UPAC Robert Lafrenière — dont le mandat a été renouvelé en avril dernier — avait indiqué qu’Hydro-Québec était dans sa mire pour l’année à venir. Il avait alors précisé que les enquêtes de l’UPAC concernaient des contrats octroyés par la société d’État.


Collège Édouard-Montpetit : une ancienne cadre accusée

L’ancienne directrice des finances du collège Édouard-Montpetit, à Longueuil, a été accusée mercredi de plusieurs infractions criminelles en raison d’un présumé stratagème de détournement de fonds publics, a fait savoir l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Stéphanie Paquette a été formellement accusée, mercredi matin, au Palais de justice de Longueuil, de fraude, d’abus de confiance, de méfait et d’emploi d’un document contrefait. Entre novembre 2012 et octobre 2014, la femme aurait mis sur pied, avec un complice, un présumé système frauduleux impliquant diverses tractations bancaires leur permettant de détourner des fonds publics du collège dans un dessein personnel, indique l’UPAC dans un communiqué. En juin 2015, Mme Paquette a démissionné de son poste au collège. Son présumé complice, Dino Marcoux, a aussi été accusé de recel et de complot dans le cadre de cette enquête. Il a également comparu mercredi matin au Palais de justice de Longueuil. Les accusations contre eux ont été déposées au terme d’une enquête criminelle menée par l’UPAC. L’investigation de la force policière avait débuté en juin 2015. La Presse canadienne
4 commentaires
  • Robert Beauchamp - Abonné 6 juillet 2016 14 h 23

    L'UPAC et la pêche

    Depuis que l'on entend parler des grosses prises de l'UPAC, on nous montre que très rarement la couleur du poisson. Pourtant depuis le temps...il me semble que la puise devrait déborder. Toujours ce sentiment désagréable qu'il n'y a pas de résultat prévisible. Attend-on les délais de prescription? Est-ce le DPCP qui est soumis aux pressions politiques? Ça va faire à la fin.

  • Raymond Chalifoux - Inscrit 6 juillet 2016 21 h 46

    Hydro? Enfin!

    Allez-y bon train, l'UPAC! À nu, la sacro-sainte vache-à-lait!

  • Raymond Chalifoux - Inscrit 6 juillet 2016 21 h 52

    PSST!

    C'est quoi cette affichette "Prenez garde au chien!" sur la porte: un truc de Photoshop?

    Non?!?

    Demandez à n'importe quel photographe: Y a de ces hasards absolument déments, ils sont à vous faire croire que Dieu existe!

    Mais, quand c'est signé Nadeau, alors là... on se dit que le mec à décidément le cul bordé de nouilles; comme disent les cousins d'outre flaque.

  • Denis Paquette - Abonné 7 juillet 2016 02 h 30

    Des gibiers de potences

    Notre fleuron serait-il viscié a l'os, est ce que tous les institutions importantes du Québec vont y passer , faute d'avoir un pays, y a -t-il des gens qui s'aménagent des magouilles, belle culture et mentalité, de lâches, il fut un temps ou une culture semblable finissait au poteau d'exécution, mais ils ont de la chance nous avons meme pas une armée pour ramener a la raison ces chenapans, esperons que cette licence ne durera qu'un temps , quel pays pourrait suvivre a des affres semblables