Ravageurs des villes

Photo: iStock Une coquerelle
Les coquerelles
Aussi appelés blattes ou cafards, ces insectes sont à l’oeuvre depuis quatre millions d’années. Fréquentes dans les logements, les coquerelles ont toutefois une préférence pour les restaurants ou autres endroits où l’on produit de la nourriture. Si elles causent rarement des dommages aux structures, elles peuvent néanmoins contaminer les aliments et transmettre des maladies en marchant ou avec leurs excréments. Les personnes atteintes d’asthme peuvent avoir des réactions indésirables au contact des débris ou excréments de coquerelles. Pour supprimer ces indésirables, l’utilisation de pesticides ne suffit pas ; elle doit être jumelée à de rigoureuses mesures d’hygiène.

La scutigère véloce
Elle a de quoi donner la frousse, avec ses quinze paires de pattes et sa démarche rapide. La scutigère véloce peut atteindre 50 mm de longueur. Elle vit dans les maisons, surtout dans les endroits chauds et humides, comme le sous-sol ou la salle de bains, où on la voit souvent sortir de la baignoire ou du lavabo. Considérée comme un prédateur utile, la scutigère participe à l’élimination des insectes. Il est donc avantageux de tolérer sa présence et de la laisser chasser en paix plutôt que de la tuer, selon les experts de l’Insectarium de Montréal.

Le perce-oreille
Il rebute mais, malgré sa mauvaise réputation, le perce-oreille (ou forficule) est inoffensif pour l’humain. Il peut même être utile, puisqu’il se nourrit de matières en décomposition et de larves d’insectes, d’oeufs de limaces, de pucerons et d’autres ravageurs des jardins. On reconnaît les perce-oreilles à leurs « cerques », qui ressemblent à deux pinces fixées à l’extrémité de leur abdomen. Le jour venu, ils se cachent dans des endroits frais, sombres et humides, comme les sous-sols, et sortent le soir pour se nourrir.

Le rat et la souris
Ils seraient quatre millions à Montréal, soit deux par habitant. Même s’ils se sont faits plus visibles ces dernières années en raison de nombreux travaux de réfection d’égouts, les rats de la métropole n’ont pas pour autant vu leur nombre croître, estiment les experts. Comme sa petite cousine la souris, le rat est attiré par la présence de nourriture ou de déchets. Si, la nuit, vous entendez des bruits dans les murs qui ressemblent à des trottinements, ou si vous trouvez des objets rongés ou des emballages d’aliments endommagés, il se pourrait bien que l’un ou l’autre de ses rongeurs en soit la cause. Des pièges à ressort ou électroniques permettent de les tuer sur le coup, mais la prévention s’avère le meilleur moyen d’éviter ces désagréments.
 

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