Deux des six fugueurs manquent encore à l’appel

La plupart des fugueurs du Centre jeunesse de Laval sont désormais revenus au bercail.

La ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois, a précisé dimanche que six avis de disparition avaient été diffusés en l’espace de 36 heures. Elle a ajouté que quatre de ces dossiers étaient désormais réglés puisque les jeunes avaient choisi de rentrer de leur plein gré ou que la police était parvenue à les retrouver.

Mme Charlebois a soutenu qu’elle était inquiète pour les deux autres. Elle a tout de même voulu se faire rassurante en mentionnant qu’aucun des jeunes ayant pris la fuite n’est « connu comme ayant un profil à risque d’exploitation sexuelle ».

En dépit de cette série de fuites, Lucie Charlebois persiste à croire que la problématique des fugues est mieux gérée qu’auparavant au Centre jeunesse de Laval. Selon ses dires, il y a eu « une nette amélioration » à ce chapitre depuis l’instauration du contrôle des sorties aux portes. Elle a expliqué que pour pouvoir s’absenter, un jeune doit désormais présenter un billet d’autorisation délivré par un intervenant.

Déjà partis

Mme Charlebois a indiqué que cette mesure n’a pas porté ses fruits dernièrement pour une raison fort simple. « Ceux qui sont partis étaient déjà en sortie, soit à l’école, soit dans leur famille, soit ailleurs. Ils ne se sont pas échappés du Centre jeunesse de Laval », a-t-elle précisé.

Après avoir brièvement traité des circonstances entourant les disparitions récentes des six jeunes, la ministre a lancé un message s’adressant directement aux deux d’entre eux qui manquent toujours à l’appel. « S’il vous plaît, revenez. Ne vous mettez pas à risque. Ça n’en vaut pas la peine », a-t-elle martelé.

Par la suite, elle a suggéré que les membres du personnel du Centre jeunesse de Laval seraient parfaitement à même de s’en occuper. « Ils sont dévoués. Ils ont à coeur de donner de bons services. Je ne veux pas avoir l’air d’une femme qui voit les choses en rose, mais je tiens juste à souligner leur travail parce qu’ils font vraiment une différence dans la vie des jeunes », a-t-elle conclu.