En bref: Prostitution juvénile, la Couronne en appel

Le procureur général Marc Bellemare va en appeler de la sentence rendue mercredi contre André Pélissier, condamné à trois ans et demi de pénitencier pour proxénétisme, menaces et incitation à commettre une infraction dans le dossier de la prostitution juvénile à Québec.

«J'ai décidé, avec l'équipe de direction du procureur général, de porter l'affaire en appel», a dit M. Bellemare, hier, lors d'un point de presse visant à annoncer une campagne de sensibilisation à la prostitution juvénile à Québec. «Nous demandons la permission d'en appeler du jugement rendu [mercredi] concernant la sentence», a-t-il poursuivi. M. Bellemare n'a pas voulu révéler les motifs de sa décision et s'est refusé à toute autre précision. M. Pélissier, alias «M. Soleil», était le premier accusé relié au réseau de prostitution juvénile à connaître sa sentence. Il avait été arrêté dans le cadre de l'opération policière Scorpion en décembre 2002. En rendant sa décision, le juge Pierre Verdon a dit vouloir faire en sorte que Pélissier, qui en était à sa troisième condamnation pour proxénétisme, n'ait plus envie de recommencer. Parmi les circonstances aggravantes, le juge a notamment retenu l'âge des victimes, alors que trois des quatre étaient visiblement d'âge mineur. Ces adolescentes, a fait valoir le magistrat, vivaient des problèmes personnels et familiaux qui les rendaient particulièrement vulnérables.