La lutte contre la privatisation s'organise

Fermement opposé à une privatisation même partielle des transports en commun telle que discutée dans les officines du gouvernement Charest, le président de la FTQ, Henri Massé, s'est dit prêt hier à «aller très loin» pour défendre cette idée. Un «très loin» qui pourrait même prendre la forme d'une grève chez les membres du Syndicat des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro de la STM, affilié à la SCFP-FTQ.

«L'avenir des transports en commun doit se débattre publiquement et non derrière des portes closes», a dénoncé hier le président de la FTQ, qui a condamné la pression que le secteur privé exerce pour accaparer certains secteurs publics, une pression qu'il juge inégalée depuis que le gouvernement Charest a été élu. «Il est triste de voir que le ministre des Transports se fait le colporteur des entreprises privées», s'est indigné M. Massé.

Pour la FTQ, une plus grande participation du secteur privé n'est pas une solution valable pour panser les maux des transports en commun, qui tirent leur origine d'un sous-financement chronique. «Ce n'est pas à nous de payer pour un problème de sous-financement né dans la foulée de la réforme Ryan, au début des années 90», a dénoncé Claude Benoît, président du Syndicat des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro de la STM.

Outre la promesse que le privé sera écarté des transports en commun, la FTQ réclame un refinancement massif et immédiat. Au nombre des pistes de solution envisagées à cette fin, on songe notamment à un retour de la TVQ, consacrée en tout ou en partie aux transports en commun.