La surveillance des agences de sécurité est inadéquate

Ottawa — Le gouvernement doit combler les disparités qui existent entre les différentes commissions chargées de surveiller les services secrets canadiens, a recommandé la vérificatrice générale du Canada.

Il devrait y avoir davantage de cohérence pour ce qui est du processus de révision des pouvoirs des services secrets fédéraux en matière de respect de la vie privée, a indiqué Sheila Fraser dans son rapport déposé hier.

Sa voix s'ajoute à celles qui demandent déjà qu'une surveillance accrue encadre les activités de sécurité de la Gendarmerie royale du Canada. Mme Fraser a souligné que la commission des plaintes contre la GRC mène actuellement des examens «très limités» sur les dossiers de renseignement et de sécurité.

Le gouvernement a déjà annoncé des plans visant la création d'un nouveau mécanisme pour surveiller le travail de la GRC en matière de sécurité et d'espionnage.

La décision est venue après les interrogations soulevées au sujet du rôle qu'aurait pu jouer la GRC dans l'affaire Maher Arar, un ingénieur d'Ottawa expulsé vers la Syrie, son pays d'origine.

Mme Fraser a fait remarquer qu'il n'y a pas d'entité externe chargée de surveiller ou de réviser le travail (en matière de renseignement et de sécurité) d'autres agences, comme le Centre fédéral contre le blanchiment d'argent ou les Forces armées canadiennes.

Répondant au rapport de Mme Fraser, le Bureau du Conseil privé a admis qu'on doit effectivement assurer des mécanismes de révision appropriés.

La GRC soutient qu'elle recueille ses renseignements dans le souci du respect de la loi. Toutes les enquêtes criminelles sont sujettes à une «responsabilité rigoureuse».