Les sinistrés pourraient regagner leurs domiciles le 1er juin

Fort McMurray — Les résidants évacués à la suite du passage du gigantesque incendie à Fort McMurray pourraient rentrer chez eux à compter du 1er juin — si les autorités jugent que la ville est sécuritaire.

La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, a précisé mercredi que la réintégration se ferait de façon graduelle — et bien sûr volontaire. Mais aucune menace d’incendie ou de pollution atmosphérique ne devra peser sur la région pour que les citoyens regagnent leur domicile, a-t-elle prévenu.

L’accès aux soins de santé et d’urgence ainsi qu’aux différents services publics comme l’eau potable, l’électricité et le gaz naturel devra aussi être assuré pour que le retour à la maison soit permis. Les secteurs à risque devront aussi être sécurisés, a ajouté Mme Notley.

Mardi, le gouvernement albertain admettait qu’il révisait son calendrier de retour à la maison à la suite d’explosions survenues lundi soir à Fort McMurray et à cause de la pollution atmosphérique, qui ralentit les opérations de nettoyage.

Mme Notley a signalé aux déplacés, mercredi, qu’ils ne pourront compter au début que sur les services publics de base à Fort McMurray. Ceux qui reviennent à la maison devraient donc s’approvisionner en médicaments et en nourriture. Un avis d’ébullition d’eau devrait aussi être en vigueur jusqu’à la fin de juin.

La première ministre a par ailleurs rappelé que le retour au bercail ne sera pas indiqué pour tous — notamment ceux qui souffrent de problèmes respiratoires, les femmes enceintes qui devraient accoucher bientôt et les patients qui ont déjà entrepris un traitement contre le cancer.

L'incendie progresse
Plus de 80 000 personnes ont dû fuir leur résidence le 3 mai en raison du brasier, qui continue de brûler dans le nord-est de l’Alberta. Les autorités indiquaient d’ailleurs mardi soir que l’incendie avait pris de l’ampleur et qu’il menaçait maintenant d’atteindre la Saskatchewan voisine, à l’est. Le ministère albertain du Développement durable des ressources affirmait mardi en soirée que le brasier couvrait une superficie de plus de 4200 kilomètres carrés, soit 700 km2 de plus qu’en fin de matinée.
 

Le brasier avait détruit pendant la nuit de mardi un campement de travailleurs de 655 chambres au nord de Fort McMurray et menaçait d’autres campements d’exploitation de sables bitumineux.

Les autorités en Saskatchewan ont précisé mercredi matin que l’incendie de forêt se trouvait à environ cinq kilomètres de cette province et qu’il devrait poursuivre sa progression dans cette direction, mais la localité la plus proche est encore à une quarantaine de kilomètres de là.

Le temps sec et venteux persiste dans la région mais Environnement Canada prévoyait maintenant quatre jours de pluie plus tard cette semaine.

 

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