Un Canadien prend le commandement de la force internationale en Afghanistan

Kaboul — Un Canadien, le lieutenant-général Rick Hillier, assure le commandement de la mission de l'OTAN en Afghanistan depuis hier.

Le lieutenant-général Hillier a promis de déployer davantage de militaires dans les zones à risque du pays, tout en précisant que les soldats canadiens de la Force internationale d'assistance à la sécurité ne seraient pas de ces missions en dehors de Kaboul avant le mois d'août.

«Nous ne voulons pas perdre ce que nous avons acquis en affectant ailleurs dans le reste du pays un nombre significatif de soldats stationnés à Kaboul», a dit M. Hillier peu après avoir pris le commandement des 6000 militaires de la FIAS — dont 2100 sont canadiens.

Le lieutenant-général Hillier a précisé que les Forces canadiennes qui effectuent principalement des patrouilles à l'intérieur de Kaboul attendent les ordres pour les opérations du mois d'août. À ce moment-là, la participation canadienne devrait être passablement réduite. Le premier ministre Paul Martin a déjà fait savoir que le contingent canadien serait limité à 500 soldats à la fin de la présente mission de six mois qui doit prendre fin en août.

De son côté, le ministre de la Défense, David Pratt, a affirmé que le gouvernement était actuellement en train de définir le nouveau rôle de l'armée en Afghanistan.

Plusieurs pays membres de l'alliance atlantique offrent d'envoyer des troupes dans les régions de l'Afghanistan pour assurer la sécurité et aider à rebâtir le pays.

«Une fois que les autres membres de l'OTAN auront défini ce qu'ils feront, nous serons dans une meilleure position pour dire de quelle façon nous allons contribuer», a affirmé le ministre Pratt, qui est arrivé en Afghanistan hier en compagnie de l'ancien premier ministre Joe Clark. «Rien n'a été décidé pour le moment, mais nous allons certainement assurer un suivi à notre participation actuelle. Nous examinons cela à l'heure actuelle.»

Récemment, le calme avait prévalu à Kaboul avant que deux attentats suicide, au mois de janvier, ne viennent enlever la vie à deux soldats, un Britannique et un Canadien.

Le nouveau secrétaire général de l'OTAN, le Néerlandais Japp de Hoop Scheffer et plusieurs autres dirigeants de l'OTAN étaient aussi de passage, hier, à Kaboul — qui était sous haute sécurité. «La situation est fragile», a affirmé M. Hoop Scheffer. «Ce qui se passe dans d'autres régions du monde nous le démontre: il est extrêmement difficile d'assurer une défense à 100 % efficace contre ces horribles attentats suicide.»

Des représentants des talibans ont revendiqué les deux récentes attaques de Kaboul. Jusqu'à maintenant, les résistants de l'ancien régime et des partisans du mouvement terroriste al-Qaïda avaient concentré leurs actions dans les régions plutôt que dans la capitale.