Le ministère de la Sécurité publique étudie les demandes

En février, les prisonnières de la prison Tanguay ont été transférées au pénitencier Leclerc, une prison fédérale dont la vocation est désormais mixte.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir En février, les prisonnières de la prison Tanguay ont été transférées au pénitencier Leclerc, une prison fédérale dont la vocation est désormais mixte.

En réaction aux allégations répétées de traitements inadéquats dont feraient les frais les prisonnières du centre de détention Leclerc à Montréal, le ministère de la Sécurité publique a indiqué au Devoir qu’il étudiait les demandes. La lettre de soeur Marguerite Rivard à cet effet ne lui était parvenue que le 28 avril, soit le jour où le quotidien a fait état de son contenu. Une autre lettre, celle-ci signée le 12 avril par les soeurs de l’Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil de Montréal, était elle aussi restée sans réponse jusque-là.

L’attachée de presse du ministre Martin Coiteux a indiqué jeudi au Devoir que « le transfert des prisonnières est terminé ». En février, les prisonnières de la prison Tanguay ont été transférées au pénitencier Leclerc, une prison fédérale dont la vocation est désormais mixte.

Le sous-ministre responsable, Jean-François Longtin, avait apporté « des correctifs » en mars, indique la voix du ministre. Pourquoi alors des problèmes évoqués en mars continuent-ils d’être soulignés plusieurs semaines plus tard ? « Nous analysons les demandes », dit Marie-Ève Pelletier au nom du ministre.

Les mauvaises conditions perdurent, indiquent deux lettres envoyées au ministère par des religieuses de congrégations différentes.

La direction de la prison Tanguay a indiqué jeudi à soeur Rivard que le sous-ministre souhaitait la rencontrer prochainement. Est-ce que des correctifs seront apportés prochainement ? « On analyse les demandes », a répété l’attachée de presse du ministre Coiteux.