En bref: Aussitôt dit, aussitôt nié

La nouvelle voulant que le kamikaze qui s'est fait sauter le 27 janvier dernier à Kaboul en emportant dans la mort un soldat canadien soit lui-même né au Canada surprend et ne convainc pas les militaires qui ont été témoins de l'attaque.

Le commandant en chef du contingent canadien en Afghanistan, le major-général Andrew Leslie, avait déjà réfuté tout lien avec le Canada 36 heures après l'incident. «Je ne crois pas. En fait, je suis certain que c'est de la foutaise», a déclaré hier M. Leslie en réitérant que le terroriste visait la Force internationale d'assistance à la sécurité de l'OTAN et non pas directement les troupes canadiennes. Quant aux soldats qui ont été témoins de l'attaque, ils soutiennent que le kamikaze n'a montré aucun signe qu'il pouvait être d'origine canadienne. Les témoins qui ont vu la tête de l'attaquant après l'explosion affirment que le terroriste devait avoir entre 30 et 40 ans et non pas 22 ans, l'âge du fils d'un Canadien d'origine égyptienne, que la rumeur identifie comme étant l'auteur de l'attentat. Citant un porte-parole des talibans, l'Agence France-Presse rapportait mercredi que le terroriste en question était Mohammed Abdullah, dont le père, un membre du mouvement terroriste al-Qaïda, a été tué en octobre dernier au Pakistan. Certains ont émis l'hypothèse qu'il pouvait plutôt s'agir d'Abdullah Khadr, âgé de 22 ans.