En bref: L'asile ou la mort

La ministre fédérale de la Citoyenneté et de l'Immigration, Judy Sgro, se penchera sur l'appel humanitaire lancé par un dissident nord-coréen dont la requête d'asile a été rejetée par la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) et qui est menacé de se faire exécuter dans son pays d'origine pour trahison, a-t-elle affirmé hier.

Song Dae Ri a fait appel en avançant des motifs humanitaires et personnels, après que la CISR eut autorisé son fils, âgé de six ans, à demeurer au Canada, a confirmé Mme Sgro. Une mesure de renvoi a été émise à l'endroit du père, seul parent encore vivant de l'enfant. «Il existe plusieurs voies de recours dans notre système d'immigration et de réfugiés. J'ai cru comprendre que cet individu avait fait appel sur des bases humanitaires et personnelles. Je vais examiner cela», a-t-elle ajouté. M. Ri, un responsable du commerce, était en poste à l'ambassade de la Corée du Nord à Pékin avant de trouver refuge au Canada avec son épouse et son fils en août 2001. À la demande de parents, la femme est rentrée chez elle avant d'avoir eu l'occasion de faire une demande du statut de réfugié. Elle a, par la suite, été exécutée en Corée du Nord, en avril 2002.