Dany Villanueva est remis en liberté sous diverses conditions

Dany Villanueva, 29 ans, a pu recouvrer sa liberté moyennant une caution de 1000 $, lundi, lui qui était détenu depuis son arrestation, jeudi.

Il devra toutefois respecter diverses conditions d’ici à son retour en cour, prévu le 22 juin au palais de justice de Montréal.

Il faisait partie d’un groupe de 15 suspects arrêtés dans le cadre d’une vaste opération visant le démantèlement d’un réseau de trafiquants de drogue lié aux gangs de rues dans l’arrondissement de Montréal-Nord.

Il fait face à des accusations de possession de stupéfiants en vue d’en faire le trafic, en l’occurrence de la marijuana, de complot en vue de faire le trafic de stupéfiants et de trafic de substances illicites.

Outre sa caution, le jeune homme devra respecter un couvre-feu entre 22 h et 6 h, ne pas se présenter dans un quadrilatère clairement identifié de Montréal-Nord, ne pas fréquenter de débits d’alcool et éviter tout contact avec ses coaccusés.

Quelques autres conditions touchant la possession d’armes, d’appareils de communication et autres s’ajoutent à cette liste.

« Ce sont les conditions habituelles dans les cas de dossiers de trafic de stupéfiants », a expliqué la procureure de la Couronne au dossier, Me Marilène Laviolette, à la sortie de l’audience.

Dany Villanueva, qui risque l’extradition, a simplement signifié au juge Thierry Nadon qu’il acceptait les conditions lors de sa brève comparution.

« C’est sûr qu’en ce moment, il est sous le choc, mais je n’ai rien de plus à vous dire », a déclaré son avocat, Me Günar Dubé, qui s’est montré avare de commentaires à l’issue des procédures.

Dany Villanueva est le frère de Fredy Villanueva, qui était tombé sous les balles d’un policier alors qu’il se trouvait dans un parc de Montréal-Nord, en août 2008. Cette affaire avait fait beaucoup de bruit à l’époque et mené à des manifestations contre les actions des policiers.

Jeudi, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a effectué une intervention visant un réseau organisé de trafic de stupéfiants. Il avait mené une perquisition dans une résidence située dans l’arrondissement de Montréal-Nord et pas moins de dix individus avaient été arrêtés sur place.

Dany Villanueva avait par contre été arrêté chez lui, à Repentigny, dans la région de Lanaudière.


Menace d'expulsion
 

Auparavant, le jeune homme avait été menacé d’expulsion et de renvoi vers le Honduras en raison de ses antécédents judiciaires, dont une condamnation pour vol qualifié.

Fin février, il avait toutefois obtenu l’autorisation du ministre fédéral de l’Immigration de rester au pays. Ce dernier a déterminé que le risque auquel il s’exposait en rentrant dans son Honduras natal était plus important que le niveau de dangerosité qu’il constituait pour la société canadienne.

Interrogé la semaine dernière à ce sujet, Me Stéphane Handfield, qui représente Dany Villanueva dans ses procédures d’immigration, a indiqué qu’une condamnation pour trafic de drogue pourrait remettre cette décision en question, mais pas pour l’instant.

Me Handfield a d’abord rappelé que le jeune homme est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire. Si jamais il devait être reconnu coupable, le ministre aurait alors à prendre une décision « en fonction du dossier et des faits qui lui seront présentés ».

L’avocat a toutefois précisé que cette révision du dossier n’était pas automatique et que le ministre pourrait tout autant décider de ne pas le réévaluer.

Par ailleurs, la mort d’un homme, qui avait été atteint par une balle de caoutchouc durant une récente intervention policière, a été confirmée par la Sûreté du Québec, lundi.

Il s’agit de Jean-Pierre Bony, 46 ans, qui avait été pris comme cible par des agents du Service de police de la Ville de Montréal au moment où il tentait de prendre la fuite durant une opération antidrogue.

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