Dany Villanueva fait face à trois chefs d’accusation

Dany Villanueva fait désormais face à des accusations de possession et de trafic de drogue.
Photo: Annick MH de Carufel Le Devoir Dany Villanueva fait désormais face à des accusations de possession et de trafic de drogue.

Dany Villanueva, arrêté jeudi dans une opération policière antidrogue avec plusieurs autres personnes, fait face à trois chefs d’accusation pour des crimes liés aux stupéfiants. Détenu depuis son arrestation, il a comparu vendredi après-midi au palais de justice de Montréal. Menotté, vêtu de noir, l’homme de 29 ans n’a eu aucune réaction lorsque le procureur de la Couronne s’est opposé à sa remise en liberté. Une enquête sur cautionnement aura lieu lundi à Montréal et un juge décidera s’il peut être libéré en attendant son procès. Dany Villanueva n’a pas enregistré de plaidoyer. Son avocat, Me Günar Dubé, n’a pas voulu commenter, disant ne pas encore avoir eu la chance de prendre connaissance du dossier.

Dany Villanueva, connu en raison de l’intervention policière qui a mené à la mort de son frère Fredy, en 2008, a évité l’extradition vers le Honduras en vertu d’une décision rendue en février par le ministre canadien de l’Immigration, John McCallum. Le jeune homme était menacé d’expulsion en raison d’une condamnation à 11 mois de prison pour vol qualifié en 2006. Pour le moment, ni son arrestation ni sa mise en accusation ne menacent son droit de rester au Canada, a rappelé son avocat pour les questions d’immigration, Stéphane Handfield.

« On parle juste d’accusations, et non pas d’une condamnation, a-t-il précisé. Il bénéficie de la présomption d’innocence. S’il devait être reconnu coupable, le ministre de l’Immigration pourrait revoir sa décision. »

Dans une telle éventualité, le ministre devrait évaluer si le risque que Dany Villanueva représente pour la société québécoise est plus important que le risque pour sa vie s’il retourne au Honduras.

Si le ministre McCallum devait annuler sa décision, « il n’y aurait plus d’obstacle à l’expulsion vers le Honduras », a ajouté Me Handfield.

3 commentaires
  • Sylvain Rivest - Inscrit 1 avril 2016 19 h 14

    n'importe quoi!

  • Johanne Pepin - Abonnée 2 avril 2016 10 h 00

    La citoyenneté: Un privilège

    Quand le Canada accepte des personnes qui veulent devenir Canadien, il me semble que la moindre des choses est de respecter les lois du pays.

    Cet individu a été reconnu coupable une première fois d'un crime grave.
    La Canada a refusé la déportation pour cause de danger pour sa vie.
    Je crois que s'il est reconnu coupable, le Canada , a le devoir de protéger sa population en explulsant des personnes qui, visiblement, ne veulent pas respecter nos lois.

    Lors de la venue des nouveaux arrivants , il y a une vérification des antécédents judiciaires, même si lors de cette vérification tout est blanc comme neige, avant qu'il ne devienne officiellement Canadien, ils ont a prouver qu'ils peuvent s' adapter et a respecter nos lois; ce qui visiblement il n'a pu prouver. Alors bye bye Villanueva

  • Nicole Ste-Marie - Abonnée 3 avril 2016 07 h 43

    Les criminels Hondurans au Honduras

    "Le Canada a refusé la déportation de Villanueva pour cause de danger pour sa vie !!! "

    Et nous, les Canadiens" pour sauver sa vie l'on va mettre notre vie et notre sécurité en jeu ?
    Le monsieur ne nous respecte pas. On le reçoit chez nous, il est reconnu coupable au criminel une première fois, on l'excuse, et pour nous remercier il se criminalise une seconde fois.

    S'il vous plaît ceux admis au Canada qui ont reçu: de l'aide aux réfugiés, de l'aide sociale et qui reçoivent toujours de l'aide pour leur famille, et qui se criminalisent, doivent être retourné dans leur pays, point à la ligne.
    Laissons le Honduras s'occuper des Hondurans criminels et nous de nos criminels.

    Le Canada, quel paradoxe!