Inondations: la situation s'améliore

Les acteurs prenant part au déglaçage des rivières des Prairies et des Mille-Îles dans la région de Laval se sont rassemblés hier afin de faire le point sur les techniques mises au point cette fin de semaine pour dominer les eaux. Jouant de prudence, ceux-ci ont fait état de résultats encourageants, le niveau de l'eau étant en constante diminution, sans toutefois être en mesure de préciser quand les résidents touchés pourraient réintégrer leur demeure.

En dépit d'une légère hausse notée hier matin, le niveau de l'eau accusait hier après-midi une baisse de huit centimètres, ce qui s'inscrit dans la moyenne quotidienne établie entre six et dix centimètres depuis le début des opérations. Le bilan des sinistrés, lui, n'a cependant pas bougé. À Montréal hier, 25 résidences étaient toujours touchées tandis qu'à Laval le nombre de maisons évacuées plafonnait à 26. À Terrebonne, il n'y avait que trois maisons évacuées auxquelles s'ajoutaient 11 demeures touchées.

La plupart des travaux de digues ont par ailleurs pris fin hier, alors que les manoeuvres visant à créer un chenal pour permettre à l'eau de mieux s'écouler se poursuivaient. «Les travaux des barges sur la rivière des Prairies sont en bonne progression, a confirmé Pierre Cousineau porte-parole à la sécurité civile. On parle de 2,5 km alors que l'objectif à atteindre est de 4,5 km.» Le temps doux aidant, l'aéroglisseur de la Garde côtière canadienne a également pu reprendre du service.

Pressés par le temps, les éléments et les municipalités, les experts hydriques doivent toutefois prendre mille précautions, ce qui ne va pas sans les ralentir. «On fait l'évaluation constante des progrès en fonction de la technique des petits pas, explique M. Cousineau. On porte une action, on observe et on évalue. Alors, seulement, on peut faire un autre pas.»

Évidemment, cette extrême prudence n'est pas sans conséquence sur les coûts engendrés par une telle entreprise. Interrogés à ce sujet, les responsables s'en sont tenus aux 300 000 $ annoncés la semaine dernière, sans toutefois nier que les coûts pourraient grimper jusqu'à un million si la situation s'éternisait. Cette année, les inondations ont déjà causé des dépenses publiques de près de 14 millions de dollars, alors que le livre des crédits ne prévoyait que 4,5 millions de dollars.

Rappelons que, pour des raisons de sécurité, la Sécurité civile interdit toujours l'accès et la circulation sur les deux cours d'eau.