Le quart des prisonniers fédéraux sont des autochtones

La surreprésentation tient notamment à l’augmentation du nombre de peines minimales à purger au Canada.
Photo: iStock La surreprésentation tient notamment à l’augmentation du nombre de peines minimales à purger au Canada.

Alors qu’ils représentent seulement 3,8 % de la population canadienne, les membres des Premières Nations, les métis et les Inuits comptent désormais pour plus du quart des prisonniers des centres de détention du gouvernement canadien.

Radio-Canada a rapporté jeudi que 25,4 % des détenus au Canada sont désormais des autochtones. Cette surreprésentation tient notamment à l’augmentation du nombre de peines minimales à purger au Canada. Le gouvernement Harper a durci les modalités des peines au cours des dernières années.

Mais l’augmentation du nombre d’autochtones dans les prisons fédérales était déjà en augmentation avant l’arrivée au pouvoir du gouvernement Harper en 2006. Entre 2001-2002 et 2011-2012, le nombre total d’autochtones incarcérés avait augmenté de 37 %. Pour la même période, le nombre total de femmes autochtones emprisonnées a augmenté de 109 %, selon le Bureau de l’enquêteur correctionnel du Canada.

Augmentation de 47 %

Depuis mars 2005, la proportion de détenus autochtones sous responsabilité du gouvernement fédéral a augmenté de 47,7 %. Il est à noter aussi que la proportion de Noirs pour la même période a augmenté de 80 %, selon les rapports annuels de l’Enquêteur correctionnel du Canada.

Les femmes autochtones comptent aujourd’hui pour 36 % de la population féminine des pénitenciers. Le taux très élevé de détention provisoire des femmes autochtones est en progression constante depuis quelques années.

Dans la région des Prairies, un peu plus de 48 % des prisonniers sont des autochtones. Au Québec, en Ontario et dans les provinces atlantiques, les autochtones comptent pour environ 13 % de la population des pénitenciers fédéraux.

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