Le pape appelle à la solidarité avec les plus vulnérables

Cité du Vatican — Le pape François a salué dimanche l’adoption par 195 pays, samedi à Paris, d’un accord sans précédent pour lutter contre le réchauffement, en les appelant à être particulièrement attentifs aux « plus vulnérables », davantage touchés par les catastrophes climatiques.

« La conférence sur le climat s’est à peine terminée à Paris par un accord que beaucoup qualifient d’historique », a affirmé Jorge Bergoglio, lors de la prière de l’Angélus place Saint-Pierre.

« Son application exigera un engagement unanime et une généreuse implication de la part de chacun », a souligné François, l’air grave.

Le pape argentin a souhaité que soit garanti dans ce cadre, et « avec une particulière attention », l’avenir des « populations les plus vulnérables ».

« J’exhorte la communauté internationale dans sa totalité à poursuivre avec soin le chemin entrepris, dans le sens d’une solidarité qui devienne toujours plus active », a-t-il conclu.

Dimanche dernier, François avait appelé les participants à la COP21 à faire preuve de « courage » en adoptant des « décisions importantes » pour « les générations futures ».

« Quel type de monde désirons-nous transmettre à ceux qui viendront après nous, aux enfants qui sont en train de grandir », s’était interrogé le pape, en revenant sur la teneur de son encyclique sur l’environnement, publiée au printemps, « Laudado si ».

« Pour le bien de la maison commune, de nous tous et des générations futures, tous les efforts devraient être entrepris à Paris pour atténuer les impacts des changements climatiques, et, en même temps, pour lutter contre la pauvreté et faire croître la dignité humaine. Les deux choix vont de pair », avait-il insisté.

Fin novembre, Jorge Bergoglio avait estimé qu’il appartenait aux gouvernements d’adopter « maintenant ou jamais » un accord sur la protection de l’environnement, et que l’humanité lui semblait « au bord du suicide » si elle ne se montrait pas déterminée à inverser le cours des choses.

Après des années de négociations extrêmement ardues, un accord a été trouvé samedi soir à Paris, lors de la 21e conférence climat de l’ONU. Il a pour objectif de contenir le réchauffement planétaire « bien en deçà » de deux degrés Celsius par rapport au niveau préindustriel.