Que sont les scandales devenus?


 

Les compteurs d’eau

Le projet Unifier toutes les ressources qui produisent l’eau sur l’île, mettre aux normes des usines de production et d’épuration et reconstruire l’ensemble du réseau de distribution de l’eau.

Le scandale En novembre 2007, la Ville de Montréal choisit le consortium Génieau pour qu’il obtienne le lucratif contrat des compteurs d’eau, estimé à 355,8 millions. Génieau est formé de Simard-Beaudry et de Dessau-Soprin. Or, cette dernière firme d’ingénieurs est partenaire de BPR dans au moins trois consortiums. Et BPR a orchestré l’octroi du contrat. Il y a donc apparence de conflit d’intérêts.

Principaux accusés L’enquête suit son cours. Aucune arrestation n’a été effectuée à ce jour.

Ce qu’il est advenu du projet Le contrat a été finalement annulé en 2009 en raison de la tourmente. L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a multiplié — notamment au cours de l’été — les perquisitions liées à son enquête sur le scandale. Parmi les personnes que l’UPAC a visitées se trouvent l’ex-maire de Montréal Gérald Tremblay (notre photo) et l’ex-argentier de son parti, Bernard Trépanier.
 



 

Le Faubourg Contrecoeur

Le projet En 2007, la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM) cède un vaste terrain du quartier Hochelaga-Maisonneuve à Construction F. Catania afin qu’y soit réalisé un projet immobilier de 1800 unités.

Le scandale En 2008, un système qui aurait favorisé Construction F. Catania dans l’obtention du contrat de 300 millions est mis au jour. En échange d’informations privilégiées fournies à l’entrepreneur, l’ex-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino (notre photo), et l’ex-président de la SHDM, Martial Fillion, auraient obtenu certains bénéfices.

Principaux accusés Neuf personnes ont été accusées, dont Frank Zampino et Martial Fillion, aujourd’hui décédé. L’ex-argentier du parti de Gérald Tremblay, Bernard Trépanier, de même que l’entrepreneur Paolo Catania sont au nombre des accusés. Leur procès pour fraude, abus de confiance et complot commence le 8 février 2016.

Ce qu’il est advenu du projet Environ 900 unités du Faubourg Contrecoeur ont été construites. Une entente récente entre la SHDM et le liquidateur de Construction F. Catania — l’entreprise a été dissoute dans le scandale — a été conclue en mai. Les 900 autres unités pourront être bâties.




 

Le Centre universitaire de santé McGill

Le projet En 2007, le gouvernement annonce la construction du nouveau Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Toutes les composantes du CUSM doivent être réunies sur un nouveau site. L’idée était dans l’air depuis les années 1990. Déjà, en 2004, le CUSM avait embauché le docteur Arthur Porter (notre photo) afin qu’il mène le projet à terme.

Le scandale Deux hauts dirigeants de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime et Riadh Ben Aïssa, auraient versé 22,5 millions de dollars en pots-de-vin à Arthur Porter. Ce dernier aurait ensuite partagé l’argent avec ses consultants, les frères Yanaï et Yohann Elbaz. La commission Charbonneau a permis de mettre au jour les manipulations qui ont servi à privilégier le consortium Groupe immobilier santé McGill au profit de son concurrent.

Principaux accusés Neuf personnes ont été accusées de fraude, de corruption et, dans certains cas, de blanchiment d’argent. Parmi eux : Pierre Duhaime, Riadh Ben Aïssa, les frères Elbaz et, jusqu’à sa mort en juin, Arthur Porter. La femme de ce dernier, Pamela Porter, a plaidé coupable à deux accusations de recyclage des produits de la criminalité. L’enquête préliminaire pour les autres accusés doit reprendre en août.

Ce qu’il est advenu du projet SNC-Lavalin a livré les clés du CUSM le 7 novembre 2014, avec un mois de retard. Le nouveau CUSM, qui a coûté 1,3 milliard, a accueilli ses premiers patients en avril. Un nouveau pavillon pourrait encore y être construit.



Le système collusionnaire de Laval

La situation Gilles Vaillancourt a été maire de Laval de 1989 à 2012. On lui reproche d’avoir instauré un système de corruption et de collusion dans l’octroi des contrats publics à Laval, et ce, présumément sous les yeux des députés lavallois.

Le scandale Les faits reprochés à l’ex-maire de Laval se divisent en trois axes, dont l’un est tenu secret en raison des procédures judiciaires en cours. Les deux autres : un système de financement occulte à l’intention de politiciens provinciaux en quête d’une première élection et l’obtention, par Gilles Vaillancourt et son entourage (au profit du parti PRO des Lavallois) de redevances de 2 % de la part d’ingénieurs et d’entrepreneurs.

Principaux accusés Gilles Vaillancourt et 36 présumés complices, dont Tony Accurso (notre photo), ont été arrêtés en mai 2013 et accusés de fraude, complot, abus de confiance, corruption dans les affaires municipales et recyclage des produits de la criminalité. L’ex-maire Vaillancourt, l’ex-directeur général Claude Asselin et l’ex-directeur de l’ingénierie Claude Deguise sont aussi accusés de gangstérisme.

L’état actuel de la situation Faute de disponibilités judiciaires, les procès des 37 accusés de l’opération Honorer ne pourront se mettre en branle avant 2019.

1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 26 novembre 2015 12 h 52

    Un hasard, sans doute

    Tous les politiciens impliqués sont connus comme des libéraux bon teint. Le hasard fait bien mal les choses.