La CEIC a modéré ses ardeurs

Les préavis de « conclusions défavorables » envoyés par la commission Charbonneau à plusieurs témoins contenaient des reproches sévères que le rapport final a laissés de côté, révèle la lecture de ces documents. Ceux-ci montrent également que le commissaire Lachance a épousé mot à mot la position du Parti libéral du Québec (PLQ) en matière de financement politique.

Dans la liasse de documents mis en ligne mercredi sur le site de la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (CEIC), on trouve notamment la réponse du PLQ au préavis qui annonçait neuf conclusions défavorables possibles pour le parti dans le rapport final.

Dans ses réponses, l’avocat Michel Décary répond qu’il « est primordial de souligner que l’ensemble des témoignages entendus devant la CEIC confirme qu’il n’y a jamais eu de lien, de près ou de loin, directement ou indirectement, entre le financement politique au PLQ et l’octroi de contrats publics ». Quelques lignes plus loin, M. Décary écrit qu’il serait « essentiel que le rapport final de la CEIC insiste sur l’absence de tels liens ».

Dans les faits, le rapport dit plutôt qu’« un lien [indirect] unissait le versement de contributions à des partis politiques provinciaux et le processus d’octroi de contrats publics ». Mais c’est sur ce point précis que Renaud Lachance a tenu à exprimer sa dissidence d’avec la juge France Charbonneau, une division inattendue qui a en partie volé la vedette au reste du rapport.

M. Lachance soutient que la preuve n’a jamais été faite durant les audiences que « le versement d’une contribution à un parti politique au niveau provincial a permis à une entreprise d’obtenir un contrat ». Depuis le dévoilement du rapport mardi, tous les élus libéraux mettent en avant cette dissidence de M. Lachance.

Des reproches en vrac

Plusieurs ont été étonnés que le rapport final de la commission Charbonneau ne blâme personne directement pour les problèmes de corruption et de collusion observés. D’autant que l’on savait que près de 200 préavis de blâme (ou de « conclusions défavorables ») avaient été envoyés à différents témoins il y a près d’un an. Ces avis ne sont pas publics, mais les réponses données par les personnes visées le sont depuis mercredi.

Or, on apprend à la lecture des documents que la Commission avait à l’époque l’intention de faire des reproches précis à plusieurs personnes ou entités : le PLQ, mais aussi le Parti québécois, Union Montréal, Pauline Marois, Line Beauchamp, Nathalie Normandeau, l’argentier libéral Marc Bibeau, SNC-Lavalin, Gérald Tremblay, Bernard Trépanier (Monsieur 3 % — un surnom « qui n’a pas été établi de façon concluante par la preuve », mentionne son avocat…), Claude Dauphin, Sammy Forcillo, Michel Arsenault et des dizaines d’autres.

Au PLQ, la Commission pensait notamment reprocher « d’avoir fermé les yeux à l’égard de la pratique impliquant le recours à des prête-noms par des entreprises ou des firmes de génie pour verser des contributions politiques », et d’avoir toléré la proximité entre les firmes de génie ou les entrepreneurs et des personnes reliées au parti.

Les reproches étaient semblables — quoique moins nombreux — au PQ : financement corporatif auprès des firmes de génie-conseil, aveuglement volontaire à l’égard de la pratique des prête-noms, tolérance d’une proximité entre les firmes de génie et des gens liés au parti. L’ancienne chef Pauline Marois a reçu un avis annonçant un blâme possible pour ne pas avoir exercé une surveillance adéquate « en regard des actes posés par les personnes responsables du financement qui entretenaient l’idée d’une certaine proximité entre le financement politique et l’octroi de contrat ».

Marc Bibeau a reçu un avis indiquant une conclusion défavorable pour avoir pratiqué du financement sectoriel ; Union Montréal (l’ancien parti de Gérald Tremblay), pour avoir obtenu du financement de firmes de génie et d’entrepreneurs travaillant en collusion ; treize reproches ont été adressés à M. Tremblay pour avoir, essentiellement, fermé les yeux sur une série de situations indiquant un problème de corruption et de collusion ; au final, la CEIC a fait part de centaines de conclusions défavorables… qui ne se sont globalement pas matérialisées au fil des 1741 pages du rapport.

Réponses vives

Pourquoi cela ? Un élément de réponse tient au ton des répliques envoyées par les avocats des personnes ciblées. Plusieurs soulignent la faiblesse des preuves présentées par la CEIC («vagues et imprécises », a dit le PQ à un moment). D’autres soulignent l’iniquité dans le traitement des témoins par la Commission.

Les avocats de Marc Bibeau, par exemple : « La CEIC violerait son obligation d’équité procédurale et d’impartialité » en le pointant du doigt dans son rapport, puisqu’elle a « choisi de ne pas convoquer M. Bibeau à témoigner publiquement, ce qui lui aurait permis de donner sa version des faits ». Il aurait été « imprudent » pour la CEIC d’aller de l’avant, disent-ils.

« Aucun élément de preuve » n’aurait permis de critiquer Pauline Marois, soutiennent ses avocats en vantant son intégrité. « Un blâme de la Commission me concernant ne ferait que jeter du discrédit à mon égard et nuirait de façon grave à ma réputation », prévient l’ancienne ministre libérale Line Beauchamp. Le publicitaire André Morrow évoque un « tort irréparable » à sa réputation en cas de conclusion négative à son égard.

Les démentis et négations de toutes sortes abondent dans chaque document, annonçant à mots à peine couverts que la Commission aurait pu avoir à gérer une série de poursuites judiciaires après le dépôt de son rapport final.

« La Commission a joué de prudence, estime Brian Myles, professeur à l’École des médias de l’UQAM et ancien journaliste au Devoir, spécialisé dans les affaires judiciaires. On peut lire des reproches en filigrane dans le rapport. Mais ils n’avaient pas le choix d’agir comme ça [sans blâme direct], parce que tous les témoins n’ont pas été traités de la même façon : ça a rendu la Commission vulnérable à des contestations de partialité. » M. Myles rappelle à cet égard que des pans du rapport Gomery ont été invalidés pour motifs de partialité.

« Il est probable que les réponses aux préavis ont convaincu la Commission qu’elle ne pouvait pas aller aussi loin dans son rapport que ce qu’elle avait pensé au départ », pense Martine Valois, professeure de droit à l’Université de Montréal et ancienne membre de la commission Bastarache.

Selon elle, « la crainte, pour la Commission, c’est de voir son rapport contesté sans fin devant les tribunaux. Si on se perd dans des procédures judiciaires, ça annule l’effet du rapport. Mme Charbonneau aurait sûrement voulu être plus mordante, mais il faut parfois faire une évaluation coût/bénéfice. Ça explique la situation d’aujourd’hui. »

46 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 26 novembre 2015 03 h 19

    Vite oublié!


    Un rapport beaucoup trop volumineux qui se termine dans la dissidence et la confusion. En conséquence, il sera vite oublié: ce qu'il mérite.


    Michel Lebel

    • Bernard Dupuis - Abonné 26 novembre 2015 09 h 58

      Qui au Québec pourra répondre officiellement aux questions suivantes? Les journalistes?

      1- Comment se fait-il que le troisième commissaire, décédé en chemin, ne fut-il jamais remplacé?

      2- Comment se fait-il que des personnes victimes d'allégations de la part de témoins ne pouvaient pas venir donner leur version des faits à la commission?

      3- Comment se fait-il que certains témoins du monde des travailleurs comme «Rambo» Gauthier furent pratiquement les seuls traités comme de véritables accusés devant un véritable tribunal?

      En somme, se peut-il que la corruption soit tellement enracinée dans la bourgeoisie québécoise qu'elle ait le pouvoir de maintenir la confusion et la noirceur sur le financement politique?

    • François Dugal - Inscrit 26 novembre 2015 10 h 03

      Trou de mémoire.
      Les contribuables se font voler et ce n'est pas grave; dépêchons-nous d'oublier. Quelle est votre définition de l'éthique, monsieur Lebel.

    • André Nadon - Abonné 26 novembre 2015 10 h 47

      Vous avez sûrement des compétences pour avoir occupé le poste de professeur en droit à l'Université Laval.
      Sincèrement, j'ai beaucoup de difficulté à les voir dans vos commentaires. Cette commission aura au moins servi faire connaître votre vraie nature.
      Comme notre ministre de l'Éducation, ex-doyen de la faculté des Sciences sociales de la même université.
      Décidément, cette université a de bons recruteurs.

    • Michel Lebel - Abonné 26 novembre 2015 14 h 49

      @ André Nadon,

      Vous me faites vraiment rigoler, M.Nadon! Primo, vérifiez vos sources, je ne suis pas un ancien professeur de l'Université Laval! Secundo, je dis simplement que le travail de la Commission Charbonneau me semble avoir été bâclé et qu'avec la dissidence du commissaire Lachance le rapport perd certainement de sa force. Certaines de ses recommandations seront toutefois sans doute appliquées. Tant mieux. C'est tout.

      M.L.

  • Cyr Guillaume - Inscrit 26 novembre 2015 03 h 35

    Oui tout ça est fort étrange

    L'exercice était nécessaire pour que le peuple Québéçois, sache enfin la vérité, mais on dirait bien que les commissaires ont baclés certaines conclusions. Le PLQ aurait-il eu une certaine influence sur le rapport?

  • Christian Montmarquette - Abonné 26 novembre 2015 03 h 51

    - Moins pire le PQ que le Parti libéral ? Mon œil !


    Malgré ses faiblesses, la Commission Charbonneau aura au moins permis d'établir une chose: Non, le PQ n'est pas «moins pire» que le Parti libéral. Le PQ est au contraire et comme je le crois et établi dans la culture politique magouilleuse au Québec depuis des décennies, «aussi» pire que le Parti libéral.

    Et si la Commission Charbonneau n'a pas été en mesure de l'établir encore plus qu'elle ne l'a déjà fait, c'est simplement à cause de la délimitation du mandat de la Commission dans le temps , qui ne lui permettait pas de déterrer encore plus de cadavres.

    Les péquistes peuvent maintenant se départir de leur ailes et de leurs auréoles.. Autant du en ce qui concerne le néolibéralisme que les magouilles qui vont avec.. Le PQ n'a plus rien à envier au Parti libéral du Québec.

    Christian Montmarquette

    • Gilles Théberge - Abonné 26 novembre 2015 08 h 06

      C'est certain que QS est in allié objectif du PLQ en ce sens il est normal que vous vous en preniez au parti québécois.

      Mais comme toute chose ce qui est exagéré est ridicule. Alors je ne suis pas surpris de votre nouvel objectif. Après avoir diabolisé le bloc au profit du NDP avec un succès relatif,mois vois en prenez maintenant au PQ.

      2 en 2 contre des partis souverainiste. Et après ça vous êtes toujours souverainiste...? Hé ben!

    • Luc Frappier - Abonné 26 novembre 2015 08 h 56

      Que vous le vouliez ou non, le PQ n'arrive pas à la cheville du PLQ en ce qui a trait à la corruption et à la magouille...
      Seriez-vs sourd et aveugle à ce point...
      Bonne journée...

    • Claude Millaire - Abonné 26 novembre 2015 09 h 33

      À ce que je sache,il n'y a pas eu de perquisitions au P.Q!Ils ont été blamé par le rapport Moisan,mais ils ont remboursé le montant.Le jour ou vous verrez le Parti Libéral rembourser,on s'en reparlera.Ça vaut aussi pour le Fédéral!

    • Jean-Marc Simard - Abonné 26 novembre 2015 09 h 40

      Votre partisannerie excessive vous rend aveugle Monsieur Montmarquette et vous fait perdre toute objectivité...Qui pensez-vous convaincre en vociférant continuellement vos calomnies sur le PQ ? Il n'y a rien d'angélique à faire de la politique et je sais que Pauline Marois s'est mouillé quelque peu, dont l'affaire des toilettes à $100,000.oo et plus quand elle était ministe, celle de son château en estrie, celle de l,appui à son mari à investissement Québec, et j'en passe...Pourquoi pensez-vous que des hommes et des femmes de tout acabit se lancent en politique ? Pour les beaux yeux des Québécois ? Pour apporter leur grain de sel à l'essor du Québec moderne ? NON Monsieur pour profiter personnellement au maximum de leur position privilégiée au niveau du pouvoir...Et c'est pareil pour les députés de QS, ne vous en déplaise...J'avais un bon sentiment de sympathie pour QS, mais à vous lire tous les jours vociférer abusivement contre le PQ me fait m'éloigner de plus en plus de votre formation politique...Vos propos nuisent à votre formation politique, Monsieur...

    • Nicole-Patricia Roy - Abonnée 26 novembre 2015 09 h 53

      Une autre occasion de déverser votre fiel sur le PQ. Continuez ainsi M. Montmarquette et le projet d'avoir un Québec indépendant et une société juste comme le projet de Québec solidaire le souhaite seront tous deux hors d'atteinte.

    • Bernard Dupuis - Abonné 26 novembre 2015 10 h 44

      Ce n'est pas parce que le PQ serait «aussi pire« que le Parti libéral que cela excuse ce dernier réussir à cacher le cancer de la corruption qui le ronge depuis le temps de Paul Desrochers principal organisateur de Robert Bourassa.

      De plus, quelle est cette étrange stratégie de Québec solidaire qui consiste constamment à venir à la défense du Parti libéral? Votre jugement à la «Salomon» fait en sorte de pratiquement innocenter ce dernier. Mme David a-t-elle peur de blesser sa soeur?

    • Yves Corbeil - Inscrit 26 novembre 2015 11 h 32

      Toutes les commissions passée ont démontré que les libéraux étaient omniprésents dans ces malversations, le PQ n'est pas blanc n'ont plus mais les pires de tous ce sont eux. Pas besoin de creuser plus creux que cette commission là monsieur solidaire et facile d'être blanc pur quand tu n'a jamais pris le pouvoir. Vous devriez vous gardé une petite gêne avant de casser du sucre comme vous faites.

      Les gens ne voteront pas plus solidaire dans deux ans car ça prends plus qu'un bon docteur, une excellenet féministe et une merveilleuse travailleuse sociale pour dirigé la province.

    • Colette Pagé - Inscrite 26 novembre 2015 11 h 50

      Se pourrait-il qu'à force de vous en prendre énergiquement sans modération ni nuance au PQ vous perdiez toute objectivité allant même jusqu'à mettre le PQ et le PLQ sur le même pied d"égalité en regard de la corruption et de la collusion. Ce jugement démontre à l'évidence de l'aveuglement volontaire, une détestation viscérale du PQ et un amour indéfectibe voire flagorneur de QS.

      Depuis 15 ans, il faut le reconnaître, le PLQ a pris la relève de l'Union nationale .Les affairistes ont toujours été proches du PLQ et l'exigence fixée par l'ex PM de récolter 100 000 $ par ministre n'est pas étrangère à la dérive actuelle.

      En revanche, si la perfection n'est pas au PQ, la vigillance des membres est plus grande, les sanctions plus sévères et les tentations sont moins fortes pour les coquins de tout acabi de corrompre les élus.

      À lire vos commentaires et vos reproches, l'on se demande parfois si vous ne contribuez pas par vos jugements à l'emporte pièce au maintien du PQ dans les sondages.

      Reprenez-vous, devenez plus lucide et cesser de penser que QS qui n'a jamais été confronté aux limites du pouvoir représente le nirvana.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 novembre 2015 12 h 14

      Commentaire général :

      Il faut être tordu pour penser que je dorlote le Parti libéral parce que j'accuse le Parti québécois d'être «aussi magouilleur» que le Parti libéral. Je ne dorlote pas le PLQ j'accuse le PQ d'être aussi pire.

      Quant au NPD, sachez bien qu'exactement comme en 2011, il aura fallu qu'une forte proportion de souverainistes largue le Bloc pour le NPD, pour que le Bloc baisse du nombre de votes, même en 2015 par rapport à 2011 et que Gilles Duceppe soit congédié pour une seconde fois!

      Question de magouilles..

      Vous avez loisir de vous aveugler, malgré la dénonciation du PQ par la Commission Charbonneau du système de prête-noms utilisé par le Parti québécois, exactement comme le Parti libéral. Mais vos sempiternelles lamentations, ne changeront strictement rien au fait que le Parti québécois a lui aussi, magouillé dans son financement, et que non seulement il a abusé du peuple dans ses principes démocratique, mais qu'il a aussi abusé du peuple en gavant les entreprises à hauteur de 10 milliards par année!! avec des deniers publics qui auraient du servir au financement des services publics et non au graissage éhonté de leurs petits amis des banques et des entreprises multinationales.

      - CQFD

      Christian Montmarquette

      .

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 26 novembre 2015 12 h 20

      Vous vous êtes fait assez rabroué ce matin. Je n'embarquerai pas; ça pourrait passer pour de l'acharnement.
      Je ne vous dis qu'un beau bonjour.

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 novembre 2015 12 h 41


      «Une autre occasion de déverser votre fiel sur le PQ.»-Nicole-Patricia Roy

      Ce que j'apprécie de l’objectivité de plusieurs commentateurs.trices, c'est que quand on critique le Parti québécois, c'est du fiel et de la hargne.. Et quand on critique le Parti libéral, alors là, c'est de la vertu!..

      De grâce! ..regardez votre propre partisanerie, avant de critiquer la partisanerie de autre! Et surtout, essayez donc de débattre des «arguments» au lieu de passer à côté de l'essentiel.

      Mis à parti que le PQ qui se prétend souverainiste, tout en n'ayant plus de référendum au programme depuis plus de 20 ans! (déjà pas mal comme arnaque, non?). La pire des magouilles du Parti québécois, c'est de dépouiller le peuple de ses taxes et de ses impots pour gaver ses tis-namis des entreprises à raison de 10 milliards par année exactement comme le Parti libéral. Et fermer volontairement les yeux là-dessus, n'est-ce pas se faire soi-même complice d'une arnaque politique grosse comme le bras!

      Alors pour les leçons de vertu..

      On repassera!

      Se faire arnaquer de 10 milliards par année par le Parti libéral ou par le Parti québécois.. - Quelle foutue de différence cela peut bien-t-il faire?


      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 novembre 2015 15 h 27

      En commentaire au Devoir :

      À ceux et celles qui croiraient encore que je fabule..

      Je commencerais par leur dire de s'informer au sujet du «Rapport Moisain» pour se rafraîchir un peu la mémoire. Et s'il y en avait qui douterait encore, je pourrais fournir d'autres informations au sujet des magouilles du Parti québécois.

      N.B. Soyez avisés.es que je ne fournis pas les papiers-mouchoirs pour ceux et celles qui pleureront l'enterrement de la virginité légale du Parti québécois..

      Christian Montmarquette

      Référence :

      « Rapport Moisan - Le PQ a sciemment fermé les yeux» - Le Devoir

      Les largesses de Groupaction auraient rapporté 96 400 $ au parti entre 1995 et 2000 |Kathleen Lévesque | Québec

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/112200/ra

      .

    • Jacques Lamarche - Inscrit 26 novembre 2015 15 h 38

      Peu d'ingénieurs ou d'entrepreneurs péquistes ont été invités à la barre! Un seul, je cois, l'était, soit M. Vallée, un ingénieur de Laval. Tous ou presque qui ont témoigné étaient d'allégeance libérale! La commision tapaugeait vraiment dans des eaux rouges. Le monde de la construction, c'est l'univers privilégié du PLQ!

      Les péquistes étaient des syndicalistes! Eux, ils y ont vraiment goûté!!

      Monsieur, s'il vous plaît, parce que vous défendez un noble cause, joyez-vous à nous tous qui en faisons tout autant! Cette guerre fraticide fait mal, d'autant que l'adversaire est si bien armé!! Le PQ est une coalition arc-en-ciel qui a perdu, sous Lucien Bouchard d'abord, queques couleurs sur sa gauche! D'accord. Ce parti, essentiellement formé d'idéologues et d'intellectuels n'a absolument rien à voir avec le PLQ, parti foncièrement composé de gens d'affaires! Il s'agit de deux mondes! Pourtant une propagande insidieuse laisse entendre que l'un ou l'autre ne valent pas mieux! Comment peut-on acheter une telle fausseté?

      Les dix milliards, jamais je n'en ai entendu parler! Et même si c'était fondé, le combat devrait continuer; si des fautes sont commises, il faut limoger, couper des têtes et de nouveau foncer! Le PQ n'est pas le diable, un monstre crapuleux, mais quelques hommes auraient pu pêcher!

      Jacques Lamarche

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 novembre 2015 08 h 06


      «Ce parti, essentiellement formé d'idéologues et d'intellectuels n'a absolument rien à voir avec le PLQ» - Jacques Lamarche

      Si le PQ n'a si rien à voir avec le PLQ...

      Comment expliquez-vous que ce soit le PQ qui ait instauré le dogme du déficit zéro appliqué par le Parti libéral depuis plus d'une décennie?

      Comment expliquez-vous que Raymond Bachand ait été ministre des finance pour le Parti québécois « ET » le Parti libéral ?

      Comment expliquez-vous que l'ancien chef du PQ Pierre-Marc Johnson, ait été nommé par Jean Charest pour négocier le Traité néolibéral de libre-échange avec l'Europe?

      Comment expliquez-vous que le PQ ait adopté des politiques de réduction de l'État et de privatisation du système de santé durant le virage ambulatoire, et le renvoi de 4000 infirmières, 1800 infirmières auxiliaires et de 1500 médecins?

      Comment expliquez-vous que le PQ a utilisé le même système de magouilles et de prête-nom que le Parti libéral?

      Et comment expliquez-vous que le PQ a encore trouvé le moyens d’adopter des politiques d'austérité sélectives et de hausses de tarifs pour le peuple et les services publics et de couper dans l'aide sociale durant son dernier mandat, alors qu'il trouvait du même souffle les moyens de gaver les banques et les multinationales à coups de milliards et qu'il donnait 800 millions aux multinationales étrangères pour financer le Plan Nord de Jean Charest?

      Je m'arrête ici, car la liste est longue des similitudes entre le PQ et le PLQ et les cases de commentaires du Devoir ne comporte pas assez de caractères pour vous en faire la liste exhaustive.


      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 novembre 2015 10 h 31

      À Bernard Dupuis,

      «De plus, quelle est cette étrange stratégie de Québec solidaire qui consiste constamment à venir à la défense du Parti libéral? »-Bernard Dupuis

      Encore une analyse gratuite et sans fondements.

      Il ne faut être ignorant , de mauvaise foi ou ne pas se tenir très au fait de l'actualité, pour savoir que QS vilipende constamment le Parti libéral depuis des mois, voire même depuis «toujours!» ; et qui plus est, qu'Amir vient justement d'accuser le PLQ dans une véritable prise de bec avec le Président de l'Assemblée nationale, de toujours d'utiliser un système de financement corrompu!

      Sans compter les attaques constantes de QS envers les politiques d'austérité libérales (voir le site de QS).

      Et question de «stratégie» comme vous dites,

      Il est impératif de faire constamment et simultanément la critique du PQ ET du PLQ, de manière à ne pas perpétuer ce système de bipartisme britannique malsain, qui ne nous propose que de remplacer les néolibéraux rouges du Parti libéral, par des néolibéraux bleus du Parti québécois. Sans quoi, nous ne nous en sortirons jamais!

      Christian Montmarquette

      .

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 27 novembre 2015 10 h 32

      «les cases de commentaires du Devoir ne comporte pas assez de caractères pour vous en faire la liste exhaustive.»
      Heureusement !

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 novembre 2015 18 h 49

      «Heureusement» - pierre lefebvre

      Je tiens à féliciter ici, pierre lefebvre, qui, par la qualité de son analyse, ainsi que le généreux partage de sa grande érudition politique, contribue à l'enrichissement et à l'élévation du niveau du débat.

      - CM

  • Denis Paquette - Abonné 26 novembre 2015 05 h 47

    Nous sommes trop habitués a notre confort pour le perdre

    Au Québec li y a des raisons très précises ce pourquoi ce sont des intermédiaires qui font le travail de pourvoir d'argent les differents partis politiques, car le gouvernement sait bien qu'il pourrait etre facilement poursuivi et servir de prétextes a une révolution, peut etre que le premier ministre Charest l'avait oublier lorsqu'il a demander a ses gens de ramasser chacun 100,000, dollars en dons, de la meme facon qu'il se défend bien d'avoir toucher un salaire au noir, quel imbécile d'une autre époque, aujourd'hui il se défend bien d'avoir infesté la société québécoise par ces procédés, enfin je crois que les québécois ce sont bien défendus des attaques de ce fédéraliste enrâgé, enfin , peut etre vaut il mieux un mauvais gouvernement que pas de gouvernement, nous sommes trop habitués a notre confort pour le perdre

  • Marc Lacroix - Abonné 26 novembre 2015 06 h 46

    Une bande la "8" dans le side !

    M. Guillaume Bourgault-Côté a écrit que :

    [...] le commissaire Lachance a épousé mot à mot la position du Parti libéral du Québec (PLQ) en matière de financement politique.

    Lorsque j'ai entendu parler de la réserve de ce dernier concernant "l'absence de lien entre le financement politique et l'obtention des contrats", je me suis dit qu'un ancien vérificateur général du Québec — ne pouvait être naïf — au point d'espérer sérieusement établir des liens "directs" entre le financement et contrats, comme s’il était réaliste d'envisager la découverte — d'un contrat de corruption en bonne et due forme !

    Le parti X s'engage à donner tel contrat en échange ds contributions politiques totalisant 50 000$, payables en un nombre indéterminé de paiements s'échelonnant de telle date à telle date par le biais de prête-noms et signé par des responsables de financement de partis et des dirigeants de firmes de génie!

    Devrait-on considérer normal d'espérer de telles preuves avant de tirer des conclusions de liens indirects? Je ne le pense pas, car les gens qui oeuvrent dans ce milieu ne sont pas des "innocents". Nous n'avons pas besoin de réfléchir longtemps pour comprendre que — la corruption étant un acte illégal — et l'idée de laisser des preuves d'actes illégaux est ridicule, tout comme affirmer que nous devions trouver de telles preuves avant de parler de liens.

    M. Lachance, votre réserve sur le rapport de la Commission soulève un doute... mais pas sur le lien entre financement politique et contrats.

    • Luc Frappier - Abonné 26 novembre 2015 09 h 08

      Je partage votre analyse. Vous auriez dû être assis à la droite de Madame Charbonneau à la place de Monsieur Lachance...

    • Jean Jacques Roy - Abonné 26 novembre 2015 19 h 15

      "Ceux-ci montrent également que le commissaire Lachance a épousé mot à mot la position du Parti libéral du Québec (PLQ) en matière de financement politique."

      Jusqu'ici je n'osais pas m'aventurer aussi loin pour établir le "lien indirect entre le commissaire Lachance et le PLQ. En effet, comme vous dites, comment un ancien vérificateur général aurait pu être aussi naïf qu'il n'aurait pas vu les liens entre les argents sales qui entrent dans les poches du parti pour revenir aux donateurs- sous formes de contrats - en argent propre, multiplié en millions par le parti au pouvoir.

      Ce qui est encore plus troublant, concernant ce commissaire, comment expliquer que ce fiscaliste, ancien vérificateur général durant le règne Charest, n'aurait vu aucunes irrégularités face à ces factures et ces argents qui ont défilé sous ses yeux d'expert? S'il n'a rien vu dans le passé, dans ses fonctions de vérificateur, comment expliquer qu'il soit maintenant devenu aveugle et pire, qu'il se permette de jeter du discrédit sur les conclusions de la juge Charbonneau!

      En fait, la manoeuvre du PLQ de faire le déni en s'appuyant sur Lachance va jouer contre eux... C'est une chose que de créer de la confusion, mais c'en est une autre que de sortir réellement blanchi! Même l'argent sale n'est jamais réellement blanchi. A ce propos, j'aime particulièrement votre reflexion:
      "Nous n'avons pas besoin de réfléchir longtemps pour comprendre que — la corruption étant un acte illégal — et l'idée de laisser des preuves d'actes illégaux est ridicule, tout comme affirmer que nous devions trouver de telles preuves avant de parler de liens."