Godasse pourra demander sa libération en 2017

La décision du jury permet à Stéphane Gagné de s’adresser à la Commission nationale des libérations conditionnelles dès le début de 2017, et non pas en 2022, comme le prévoyait sa peine initiale.
Photo: Michaël Monnier Le Devoir La décision du jury permet à Stéphane Gagné de s’adresser à la Commission nationale des libérations conditionnelles dès le début de 2017, et non pas en 2022, comme le prévoyait sa peine initiale.

Le délateur Stéphane « Godasse » Gagné pourra demander sa libération conditionnelle en janvier 2017, une fois qu’il aura complété 19 ans de détention pour le meurtre de la gardienne de prison Diane Lavigne.

Voilà la décision qu’a rendue le jury, mardi matin au palais de justice de Montréal, après une journée de délibérations.

Au cours des deux dernières semaines, le motard repenti a tenté de faire valoir son admissibilité à une demande de libération conditionnelle anticipée. Stéphane Gagné a mis en avant son bon comportement en centre de détention afin d’illustrer son désir de tourner la page sur son lourd passé criminel.

En juillet 1997, il a tué par balles la gardienne de prison Diane Lavigne, sous les ordres de l’ex-chef des Hells Angels, Maurice « Mom » Boucher. Quelques semaines plus tard, et toujours à la demande de son supérieur, « Godasse » a été impliqué dans le meurtre du gardien de prison Pierre Rondeau. Les accusations pour ce délit ont cependant été abandonnées quand il a signé un contrat de délateur, peu de temps après son arrestation, en décembre 1997.

La décision du jury ne mène pas à la libération de Stéphane Gagné. Elle permet plutôt au délateur de s’adresser à la Commission nationale des libérations conditionnelles dès le début de 2017, et non pas en 2022, comme le prévoyait sa peine initiale. C’est la Commission qui prendra la décision de libérer l’ex-motard ou non.

Le contrat de Stéphane Gagné prévoit qu’il obtienne une nouvelle identité à sa sortie de prison, surtout pour éviter les représailles de ses anciens frères d’armes, dont certains ont été incarcérés à la suite de ses témoignages en cour.

À voir en vidéo