Les écoles de la CSDM goûtent aux grèves tournantes

En raison de la grève, tous les services aux élèves, jeunes et adultes, incluant le transport scolaire et les services de garde, sont annulés mercredi et jeudi
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir En raison de la grève, tous les services aux élèves, jeunes et adultes, incluant le transport scolaire et les services de garde, sont annulés mercredi et jeudi

Les grèves tournantes qui balaient le Québec ont repris de plus belle mercredi, à Longueuil notamment, où plusieurs milliers d’employés de l’éducation ont fait entendre leur mécontentement quant au rythme des négociations avec le gouvernement du Québec.

Munie de pancartes et scandant des slogans syndicaux, la foule estimée à 7000 personnes selon les organisateurs a occupé pendant quelques heures la place du métro Longueuil–Université-de-Sherbrooke.

Les enseignants de la plus importante commission scolaire du Québec étaient eux aussi en grève mercredi. Tenant à ce que leur message soit entendu, ils ont bloqué dès l’aurore l’accès au siège social de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) ainsi qu’à toutes ses écoles.

Dès 7 h, ils étaient là par centaine à prendre place autour du quartier général de la CSDM, au 3737, rue Sherbrooke Est. « On est conscients des revendications des enseignants. En même temps, on se doit d’offrir des services aux élèves et de respecter leur programme scolaire », a souligné la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, en entrevue.

Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeurs de Montréal, a quant à elle déploré la lenteur des discussions. Elle n’exclut pas une troisième journée de grève. « On espère que ça va déboucher sur une entente de principe, éventuellement. Si ça n’avance pas, on aura à se pencher sur une date [de grève]. »

Jeudi

Comme la CSDM l’avait déjà annoncé, en raison de la grève de son personnel dans les écoles, tous les services aux élèves, jeunes et adultes, incluant le transport scolaire et les services de garde, sont annulés aussi jeudi.

Les professionnels de l’éducation doivent en effet débrayer à leur tour jeudi, à l’instar de centaines de milliers d’employés des secteurs publics et parapublics, de la santé, de l’éducation et de la fonction publique, depuis lundi. Quelque 5200 enseignants des commissions scolaires anglophones de Montréal et Laval seront également en grève.

Le Front commun regroupant une majorité des employés provinciaux ainsi que l’alliance formée de la FIQ et de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) ont piloté des grèves tournantes à l’échelle du Québec jusqu’à vendredi, en lien avec la négociation de leur nouvelle convention collective.

Rappelons que le Front commun représente près de 400 000 employés de l’État et réclame en leur nom des augmentations salariales de 4,5 % par année pendant trois ans. Québec propose plutôt un gel salarial de deux ans suivi d’augmentations de 1 % par année pendant trois ans.

On est conscients des revendications des enseignants. En même temps, on se doit d’offrir des services aux élèves.