Mort de la princesse Diana - Un témoin de l'«accident» alimente la thèse du complot

Londres — L'ex-épouse d'un témoin qui a exclu la thèse du complot visant à tuer la princesse Diana à Paris en 1997, a affirmé que son mari avait menti et qu'elle avait bien vu une Fiat Uno juste avant l'accident de voiture qui a coûté la vie à Diana, selon l'hebdomadaire The People.

Souad Mouffakir, 33 ans, qui réside au nord de Paris, a précisé n'avoir jamais parlé à la police en six ans de peur d'être assassinée, mais s'est décidée après avoir lu «les mensonges» de son ex-mari, Mohamed Medjahdi, dans le Daily Mail jeudi.

«Je suis absolument convaincu, clair et certain que c'était une tragédie, mais c'était bien un accident», avait déclaré M. Medjahi, affirmant qu'il n'y avait aucune autre voiture.

«J'ai vu par la vitre arrière une Fiat Uno roulant à très vive allure vers nous, mais au lieu de nous doubler, la voiture s'est stabilisée à notre hauteur et nous étions côte à côte», a raconté pour sa part Souad Mouffakir, à The People.

«Le conducteur «avait une attitude très bizarre, et j'ai eu peur. La voiture blanche était seulement à quelques centimètres de la nôtre. Je suis restée pétrifiée en regardant le conducteur, et je ne l'oublierai jamais», a-t-elle relaté.

«Il avait le type méditerranéen, petit, car sa tête arrivait juste au-dessus du volant. Sa peau était mate et ses cheveux très bruns. Il avait la trentaine. Et, à l'arrière, il y avait un énorme berger allemand. J'ai eu très peur. J'ai cru qu'il était fou. J'ai dit à Mohamed d'accélérer», a-t-elle poursuivi. «C'est qu'il a fait et quelques instants plus tard, nous avons entendu des crissements de pneus. J'ai vu une Mercedes noire tourner à 45 degrés [...]. J'ai vu l'impact contre le pilier [...] J'ai ensuite cherché la Fiat mais elle avait disparu. La Mercedes a dû perdre le contrôle en essayant de l'éviter.»

Et de poursuivre: «Je me réveille en pensant à cela. Mes cauchemars sont terribles. J'ai gardé le silence pendant six ans, mais je suis dégoûtée que Mohamed ait menti», a affirmé Mme Mouffakir, divorcée de son mari depuis trois ans.

«J'étais convaincue que j'allais être tuée pour ce que j'ai vu. Mais tous ceux qui essaient de me tuer devront désormais s'exposer au grand jour», a-t-elle ajouté.

L'hebdomadaire cite deux de ses amies qui confirment ses explications. «Souad m'a dit juste après [l'accident] qu'elle avait vu une Fiat blanche, mais qu'elle n'avait rien dit à la police. Elle avait peur que sa vie puisse être mise en danger», a témoigné Farida Azzouz.

Enquêtes parallèles

Enquêtes parallèles à l'appui, le milliardaire Mohamed al-Fayed, père du compagnon de Diana également tué dans l'accident, affirme que son fils Dodi et l'ex-épouse du prince Charles ont été tués par les services secrets britanniques parce qu'elle gênait la royauté.

M. al-Fayed a déposé un recours devant la justice écossaise pour obtenir l'ouverture d'une large enquête publique, du même type que celle menée après la mort de l'expert gouvernemental David Kelly.

Les premières enquêtes officielles ont été ouvertes en Grande-Bretagne le 6 janvier. La justice française a conclu à un accident dû à l'alcoolémie du chauffeur de la Mercedes et la vitesse excessive du véhicule.