McGill étudie la faisabilité de la transformation du Royal Victoria

L’Université McGill a lancé un appel d’offres public jeudi afin de réaliser des études de faisabilité, au coût de 8 millions de dollars, en vue de la reconversion de l’hôpital Royal Victoria.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’Université McGill a lancé un appel d’offres public jeudi afin de réaliser des études de faisabilité, au coût de 8 millions de dollars, en vue de la reconversion de l’hôpital Royal Victoria.

L’Université McGill avait déjà annoncé en grande pompe le projet qu’elle convoite pour l’hôpital Royal Victoria, mais il reste toujours à savoir si ce grand projet est réalisable. Ce devrait être chose faite dans un peu plus de 18 mois, puisqu’un appel d’offres pour réaliser des études de faisabilité au coût de 8 millions de dollars a été lancé jeudi.

Une somme qui sera partagée à parts égales entre le gouvernement du Québec et l’établissement. Selon le vice-principal aux relations externes, Olivier Marcil, les nombreux défis posés par l’âge de l’édifice expliquent qu’un tel montant soit consacré à cette étape importante mais préliminaire.

L’appel d’offres permet d’ailleurs à McGill de réaffirmer le sérieux de ses ambitions : « Nous croyons dans ce projet, nous sommes prêts à investir 4 millions de dollars », met de l’avant M. Marcil. L’université anglophone se présente en effet comme la seule option sur la table pour piloter la transformation de ce mastodonte de pierres de 100 000 mètres carrés, vide depuis bientôt cinq mois.

Donner une deuxième vie à ce site de 13 hectares coûtera ensuite plus de 800 millions de dollars, selon les premières estimations. « Le prix à payer pour préserver un joyau patrimonial », justifie M. Marcil. Son établissement a proposé que les gouvernements fédéral et provincial apportent chacun un tiers du financement total.

Le lieu est hautement stratégique pour McGill, qui verrait autrement son expansion freinée par le manque d’édifices de cette envergure : « Nous sommes en déficit d’espace et nous n’aimerions pas devoir trouver en dehors du centre-ville. »

Les besoins didactiques, notamment d’accéder à des locaux modernes de recherche ou à des laboratoires, pourraient déjà remplir la moitié de la superficie du Royal Victoria. À terme, l’université occupera la majorité du site et le reste pourrait être loué à des partenaires.

Un autre grand hôpital de Montréal, l’Hôtel-Dieu, sera graduellement vidé en 2016. Le seul maintien en bon état des deux ensembles immobiliers coûtera 7 millions de dollars par année, selon le groupe d’experts sur l’avenir des bâtiments hospitaliers excédentaires de Montréal.

1 commentaire
  • Denis Paquette - Abonné 25 septembre 2015 02 h 06

    Un Mont Royal ou un terrain en hauteur

    Un grand défi car selon la réussite de cet aménagement le Mont Royal va continuer d'etre le Mont Royal ou il fera tout simplement parti des terrains en hauteur un poumon malade de trop de parasites comme on en trouve souvent, bonne chance pour tous les amoureux de la montagne, ne dit on pas que tous ce que les humains ont construits peuvent etre déconstruits si la volonté politique s'y trouve