Lumière sur les tanneries

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

Les organisateurs avaient prévu 200 chandelles, mais cela n’aura pas suffi. Près de 300 personnes se sont présentées lundi soir à la vigile tenue sur le site de l’ancien Village des Tanneries, à l’ombre de l’échangeur Turcot, à Montréal. Passionnés d’histoire et simples citoyens ont répondu à l’appel pour contester la décision du gouvernement du Québec de détruire ces vestiges à l’origine du quartier de Saint-Henri. Des personnalités publiques, actives ou retraitées, comme Louise Harel, ont aussi fait acte de présence. « Assoyons-nous pour comprendre ce qu’on peut faire de mieux », estime celle qui a été députée péquiste et chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville de Montréal. Ayant souvent été à l’écoute des populations défavorisées, elle aimerait que l’histoire de ce quartier ouvrier soit considérée à sa juste valeur.