Habré forcé d’assister à son procès

Dakar — L’ancien président tchadien Hissène Habré a de nouveau comparu de force lundi, pour entendre l’énoncé des charges, à la reprise de son procès pour crimes contre l’humanité devant un tribunal spécial africain à Dakar, après 45 jours d’interruption.

Comme lors des deux premiers jours du procès, les 20 et 21 juillet, Hissène Habré, qui récuse cette juridiction, a été conduit à la barre par les gendarmes après une suspension de séance.

Ce procès devant les Chambres africaines extraordinaires (CA), tribunal spécial créé en vertu d’un accord entre le Sénégal et l’Union africaine (HUA), doit servir de test pour la lutte contre l’impunité sur le continent, où la Cour pénale internationale est fréquemment accusée de ne poursuivre que des dirigeants africains.

Toujours vêtu d’un boubou et d’un turban blancs, Hissène Habré a vitupéré la Cour, « organisme illégal, hors la loi » et crié « À bas l’impérialisme ! ».

« Si Hissène Habré décide à nouveau de choisir le théâtre, une telle attitude ne l’honorera pas », avait déclaré auparavant Me Jacqueline Moudeïna, présidente du collectif des avocats des victimes, estimant que « cela n’arrêtera pas la justice ».

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