L’UPAC perquisitionne chez Groupe SMi

Cette perquisition est la troisième à survenir en une semaine. 
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Cette perquisition est la troisième à survenir en une semaine. 

L’Unité permanente anticorruption a effectué des perquisitions à cinq endroits différents à Montréal, Longueuil et près de Sherbrooke, mercredi toute la journée. Une soixantaine de policiers ont participé à l’opération, encore en cours en début de soirée a confirmé la porte-parole de l’UPAC, Anne-Frédérick Laurence.

Des résidences personnelles ainsi que des lieux d’affaires ont été fouillés pour étoffer une enquête en cours de l’UPAC, notamment les bureaux du Groupe SMi et de son fondateur, Bernard Poulin.

Le Groupe SMi n’a pas tardé à réagir à ces perquisitions, indiquant leur « collaboration pleine et entière », malgré le caractère « inattendu » de cette visite, pouvait-on lire dans un communiqué publié par l’entreprise.

Cette perquisition est la troisième à survenir en une semaine. La semaine dernière, les policiers avaient pris d’assaut les bureaux de la firme de génie BPR à Montréal et à Québec. Puis mardi, c’était au tour de Construction Frank Catania de faire l’objet d’une visite de l’UPAC.

Selon les informations rapportées par plusieurs médias québécois, les perquisitions sont en lien avec l’enquête de cette unité sur le scandale des compteurs d’eau. Le Groupe SMi était l’un des soumissionnaires en 2007 de ce contrat de 356 millions de dollars. C’est Géniau qui avait finalement remporté l’appel d’offres, un consortium formé de la firme d’ingénieurs Dessau et de Simard-Beaudry, une entreprise qui appartenait alors à Tony Accurso. Le contrat avait été par la suite résilié par l’ex-maire Gérald Tremblay en 2009, après des mois de controverse.

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