L’AMF poursuit Joël Gauthier

Joël Gauthier aurait fait une déclaration fausse ou trompeuse à l’organisme lors du processus de demande d’autorisation déposée par Hexagone en avril 2013.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Joël Gauthier aurait fait une déclaration fausse ou trompeuse à l’organisme lors du processus de demande d’autorisation déposée par Hexagone en avril 2013.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé lundi qu’elle intentait une poursuite contre l’ancien dirigeant d’Hexagone Joël Gauthier, qui fut aussi p.-d.g. de l’Agence métropolitaine de transport.

Selon une enquête menée par l’AMF, Joël Gauthier aurait donné de fausses informations à l’organisme lors du processus de demande d’autorisation déposée par Hexagone en avril 2013.

Rappelons qu’Hexagone avait été créée au printemps 2013 à la suite de l’achat par un groupe de six actionnaires, parmi lesquels Joël Gauthier, d’une partie de l’empire de l’entrepreneur Tony Accurso. Visé par une enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), Joël Gauthier avait quitté l’entreprise en juin 2014.

L’AMF indique avoir ouvert une enquête après avoir reçu de nouvelles informations qui n’avaient pas été portées à son attention en avril 2013, au moment où Hexagone faisait sa demande d’autorisation.

La poursuite a été déposée en vertu de l’article 27.15 de la Loi sur les contrats des organismes publics et Joël Gauthier s’expose à une peine minimale de 5000 $, a précisé l’AMF.

Le porte-parole de l’AMF, Sylvain Théberge, n’a pu donner davantage de précisions quant aux faits reprochés à Joël Gauthier compte tenu des procédures en cours.

En septembre 2014, les actifs d’Hexagone, à l’exception de sa filiale Gastier, ont été vendus à Transelec/Common (ou Groupe TCI). Les accusations portées contre Joël Gauthier n’influent pas sur l’autorisation accordée à Hexagone ou à l’entreprise qui a repris ses actifs, a précisé Sylvain Théberge.

Ancien directeur général du Parti libéral du Québec, Joël Gauthier avait dirigé l’Agence métropolitaine de transport de 2003 à 2012. Il avait été poussé vers la sortie en raison des critiques sur la mauvaise gestion du dossier du Train de l’Est par l’AMT.


 
7 commentaires
  • François Masseau - Abonné 29 juin 2015 10 h 44

    Un bon libéral

    Rien à ajouter...

    • Gilles Théberge - Abonné 29 juin 2015 12 h 12

      Au contraire, répétons-le...

    • Robert Beauchamp - Abonné 29 juin 2015 12 h 39

      Et que dire de plus sinon, ancien directeur général d'un parti politique, ce n'est pas rien

  • Jean-François Trottier - Abonné 29 juin 2015 11 h 01

    Ce en quoi je me sens concerné

    Je ne connais pas ce monsieur, pas plus que je ne connaissais M. Accurso il y a quelques années. En fait au départ j'ai tendance à faire des liens tout-a-fait gratuits, comme par exemple une certaine conversation enregistrée entre M. Accurso et Jean Charest... la gente polititique n'a pas une grande considération dans mon esprit, à commencer par le PLQ. Mais bon, aucune preuve patente ne ressort... Voilà voilà.

    Toutefois, là où ça me touche concrètement, c'est l'une des promesses les plus importantes de la dernière campagne électorale.
    M Couillard a, de mémoire, dit que son gouvernement serait le plus transparent de l'histoire, ce qui chez beaucoup signifiait qu'on en aurait fini de ces histoires pas très claires où l'on croit voir des accointances entre le parti au pouvoir et des personnages plus ou moins louches.

    Cette nouvelle ne touche pas le gouvernement actuel.

    Mais en fait nous n'avons aucune idée de ce qui se passe dans les coulisses du pouvoir pour le moment. Pourquoi ? Parce que ce gouvernement est au moins autant, sinon plus opaque que ceux que Charest a dirigés. Faut le faire!

    Est-ce que je prétends que Couillard est un menteur ? On pourrait croire que son but de gouvernance transparente sera un jour atteint après tout, non ?

    Ou bien, comme moi, on finit pas voir que cette déclaration était du même ordre que toutes les autres : même pas un voeux pieux, en fait surtout pas un voeux.

    Je profite donc de ce fait divers pour le dire: il pointe une fois de plus vers une tare profonde qui marque ce parti et ses dirigeants, qui font très peu, ou pas, d'adéquation entre leurs déclarations et leurs agissements.

    Plus ça change.... et plus j'ai honte de mes représentants.

  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 29 juin 2015 11 h 28

    Joël Gauthier, ex-directeur général du PLQ

    Nommé par Jean Charest, sans aucune qualification, à la tête de l'AMT, il s'y est distingué en faisant le vide autour de lui, puis par des pratiques de gestion qui ont fait l'objet d'enquêtes et entraînées sa démission, or le voilà maintenant au coeur d'une sombre affaire... C'est le parcours normal d'un "libéral" de Tomassi à Normandeau, la corruption et la prévarication étant la façon d'opérer des affairistes du PLQ! Et dire qu'on les aura encore pendant 3 ans...

  • Serge Morin - Inscrit 29 juin 2015 12 h 33

    Ça ne fait que commencer
    Cette banalisation du mal nous anesthésie

  • Richard Lupien - Abonné 29 juin 2015 12 h 35

    Un autre

    Il faudrait bien faire le décompte de ces politiciens qui nous dérobent et nos avoirs et notre dignité. Les libéraux ont, il semble, le savoir faire.

    Derrière les beaux discours, l'hypocrisie.

    RichardLupien
    Ormstown