Le père Cestac béatifié à Bayonne

Bayonne — Louis-Édouard Cestac, prêtre français du XIXe siècle au service des plus pauvres et des prostituées, a été béatifié dimanche à Bayonne, dans le sud-ouest de la France, lors d’une cérémonie suivie par 2500 personnes.

« Nous accordons au vénérable Louis-Édouard Cestac qu’il soit désormais appelé bienheureux, et que sa fête soit célébrée le 27 mars », a déclaré, au nom du pape François, le cardinal italien Angelo Amato.

Un drap blanc s’est alors levé, dévoilant un grand portrait du père Cestac, et une relique du désormais bienheureux a été déposée devant l’autel de la cathédrale de Bayonne.

Né à Bayonne le 6 janvier 1801 et ordonné prêtre le 17 décembre 1825, l’abbé Cestac, très sensible à la misère et la prostitution importantes à l’époque des chantiers navals sur la côte basque, est à l’origine de la création de foyers d’accueil pour les orphelines et les femmes de la rue, puis de la Congrégation des Servantes de Marie, officiellement reconnue par Rome en 1852.

Sur le domaine de Notre-Dame du Refuge, couvent à Anglet (près de Bayonne) qui accueille la congrégation, le père Cestac conjugua missions spirituelle, sociale et éducative. Cet engagement lui vaudra la Légion d’honneur, dont Napoléon III le décora en 1865, pour son action sociale, mais aussi ses recherches dans le domaine agricole. En 1908, le pape Pie X signait un décret d’introduction de la cause de père Cestac, décédé le 27 mars 1868 à Anglet, étape indispensable pour une éventuelle béatification.