Le fisc aux bureaux d’Uber Canada

La présence d’Uber sur le territoire montréalais — et dans bien d’autres villes à travers le monde — est vigoureusement contestée par plusieurs instances.<br />
Photo: Michaël Monnier Le Devoir La présence d’Uber sur le territoire montréalais — et dans bien d’autres villes à travers le monde — est vigoureusement contestée par plusieurs instances.

La société Uber Canada, qui offre des services de taxi non réglementés, est dans la mire du fisc québécois.

Une vingtaine d’enquêteurs et d’informaticiens de Revenu Québec sont débarqués jeudi avant-midi dans les deux bureaux montréalais de la firme Uber. Revenu Québec dit avoir « des motifs raisonnables de croire que des infractions ont été commises à l’encontre des lois fiscales ».

Les perquisitions visent la saisie de documents et de données afin de déterminer si l’entreprise oeuvre dans l’illégalité. Les infractions aux lois fiscales exposent leurs auteurs à de lourdes amendes et des peines d’emprisonnement.

La présence d’Uber sur le territoire montréalais — et dans bien d’autres villes à travers le monde — est vigoureusement contestée par plusieurs instances.

À Montréal, les chauffeurs de taxi s’insurgent contre ce qu’ils estiment être une concurrence déloyale, alors qu’eux doivent débourser des centaines de milliers de dollars pour leur permis, payer des assurances spéciales et répondre à des normes établies par la Ville.

Le maire Denis Coderre ainsi que le ministre des Transports, Robert Poëti, ont également fait part de leur opposition aux activités d’Uber, qu’ils qualifient de service de taxi illégal, une opposition qu’a réitérée le maire Coderre jeudi matin alors qu’il participait à un événement public.

« Si vous donnez un “ lift ” et vous recevez de l’argent, ça s’appelle un taxi. Il y a des permis pour ça, il y a des façons de faire. On ne peut pas arriver Gros-Jean comme devant et dire : je suis ici et je fais ce que je veux… à moins qu’ils aient 1,2 milliard de dollars pour acheter l’ensemble des permis », a déclaré le maire, reprenant presque intégralement des propos qu’il a déjà tenus à l’endroit d’Uber.

Uber met en lien des propriétaires privés d’automobile qui se mettent en disponibilité avec des clients désireux de se déplacer à moindre coût qu’en taxi. Une porte-parole de la maison-mère, à Toronto, Susie Heath, n’a pas donné d’entrevue.

1 commentaire
  • Pierre M de Ruelle - Inscrit 14 mai 2015 19 h 46

    Incroyable indolence de nos dirigeants politiques!

    Comment peuvent ils continuer a opérer , a concurrencer une industrie qui n'a pas les memes couts d'opération, le poids des differentes legislations a respecter... Pauvres chauffeurs de Taxis, qui travaillent des heures de fous pour des salaires de misère..
    Pourquoi ne sont pas t ils plus agressifs, genre demander une injonction, Manifester ( en donnant leur itinéraire ) mais par qui sont ils représentés? A leur place je changerais d'avocats...Il ont l'air de dormir au gaz... Alors que dans d'autre villes Uber s'est fait sortir manu militari! Juste a se comparer avec Toronte, Résultat:
    l'affaire fut fort vite entendue!