Le RAPLIQ ne décolère pas

L’arrondissement de Ville-Marie, dans lequel se trouve le restaurant Chez Alexandre (notre photo), interdit les «terrasses en contigu».
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir L’arrondissement de Ville-Marie, dans lequel se trouve le restaurant Chez Alexandre (notre photo), interdit les «terrasses en contigu».

La colère gronde au sein du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ), depuis que le restaurateur Alain Creton a refusé de démanteler la terrasse de son restaurant Chez Alexandre, qui bloque une partie du trottoir et est donc interdite par la réglementation de l’arrondissement. Le RAPLIQ tient à rappeler qu’il a déposé une « plainte en discrimination » à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse contre le restaurateur cette année.

Cette plainte, qui fait présentement l’objet d’une enquête, détaille l’exclusion que les personnes à mobilité réduite subissaient à cause du débordement de la terrasse sur l’espace public, indique l’organisme.

« Imaginez-nous tenter de circuler sur le trottoir devant sa terrasse lorsque toutes les tables et chaises sont partout sur le trottoir. Il ne nous reste plus de place pour passer », déplore Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ.

Mme Gauthier avait envoyé, en 2014, une lettre au restaurateur dans laquelle elle lui faisait part des problèmes engendrés par sa terrasse et lui proposait des changements. Elle n’avait pas eu de réponse.

L’arrondissement de Ville-Marie, dans lequel se trouve le restaurant Chez Alexandre, interdit les « terrasses en contigu », qui sont collées au commerce et occupent donc une partie du trottoir. C’est ainsi qu’est bâtie la terrasse de M. Creton.

Le RAPLIQ précise que le propriétaire de la boulangerie De Froment et de Sève, Jean-Yves Cailles, confronté au même problème, a « compris l’importance d’une telle réglementation » après avoir rencontré le maire François Croteau, dans Rosemont-La Petite-Patrie.

« Pourquoi M. Creton aurait-il droit, lui, à des privilèges ? », demande l’organisme.

Il n’a pas été possible de joindre M. Creton dimanche soir.