Vers l'espoir: une édition spéciale sur l'environnement

Illustration: Tiffet

On peut trembler devant les visions d’apocalypse faisant de la Terre un endroit inhabitable dans un avenir peu lointain. On peut lever les yeux devant l’apathie des décideurs, peu enclins à agir pour renverser la vapeur. On peut demeurer de marbre devant les appels à l’action collective et choisir de ne pas croire à la force des petits gestes.

À la veille du Jour de la Terre, l’équipe du Devoir opte pour l’action et choisit le vert espoir. Cette édition spéciale parsemée de lectures au parfum environnemental de la première à la dernière page l’illustre : l’avenir de la planète est l’affaire de tous. L’affaire des acteurs politiques et des entreprises. Des élèves et de leurs enseignants. Des parents, des élus et 

des citoyens qui se lèvent pour un globe en meilleure santé. L’affaire des artistes, aussi, dont la création s’incarne sur une planète en changement. Et des penseurs et des scientifiques, qui réfléchissent à un horizon plus vert sans toujours pouvoir dire tout haut ce qu’ils

 pensent tout bas.

  D’un cahier à l’autre de ce numéro vert comme dans toutes les sphères de votre vie, l’environnement s’incarne, entre inquiétudes et espoirs de jours meilleurs.
6 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 18 avril 2015 00 h 26

    Ça y est

    Une fois de plus, ils sont tombés sur la tête!

    • André Côté - Abonné 18 avril 2015 10 h 01

      «Ils sont tombés sur la tête!» De qui parlez-vous?

    • Patrick Boulanger - Abonné 18 avril 2015 10 h 47

      M. Théberge, qui font partie du " ils " dans votre phrase?

  • Eve Lafrance - Inscrite 18 avril 2015 08 h 23

    Belle initiative !!

    Merci de dépasser, pour ce numéro en particulier, le cadre d'un journalisme «pseudo-objectif» en ce qui a trait à une conscience politique globale. Adopter une thématique de cette envergure pour une numéro spécial, est une idée fantastique et un choix courageux. Dans ce domaine particulier, nous sommes à l'heure des choix, et nous découvrons chaque jour à quel point il est urgent de prendre parti car on ne peut plus attendre que les décisions (trop rares et trop faibles) viennent «d'en haut».

    Comme le constate Naomi Klein dans son ouvrage «Tout peut changer», nous ne pouvons plus nous permettre le luxe de ne pas prendre position sur cette question incontournable. D'autre part, l'information dispersée ne permet pas aussi bien de focusser sur la question et de développer une vue d'ensemble, donc l'idée de regrouper plusieurs articles sur le sujet me paraît judicieuse.

    Il me tarde de découvrir les articles, merci encore !!!

  • Benoit Fournier - Inscrit 18 avril 2015 19 h 58

    Moment historique, Devoir présent

    J'abonde dans le même sens que Mme Lafrance, qui se réfère au très rigoureux ouvrage de Naomi Klein sur le capitalisme et les changements climatiques. La décennie actuelle est selon de nombreux scientifiques celle de l'irréversibilité. Nous avons quelques années encore pour inverser la tendance à la hausse des émissions de GES et éviter le cataclysme anoncé par la Banque mondiale.

    Je suis fier du Devoir pour cette prise de position responsable. Il montre ainsi, une fois de plus, qu'il n'est pas subordonné aux intérêts pétroliers comme ses concurrents qui n'ont rien de journaux indépendants.

    Appuyée par une argumentation solide de 500 pages et 60 pages de références, la conclusion de Naomi Klein est claire : il faut mettre fin à l'utilisation des hydrocarbures et au capitalisme mondialisé et déréglementé qui en permet le développement débridé. On doit mettre en place des lois strictes qui limiteront les GES et les autres polluants, comme on l'a fait dans les années 70. Les communautés doivent reprendre le pouvoir de décision par rapport à leurs sources d'énergie. Des analyses techniques très crédibles montrent qu'on peut arriver à se passer d'énergie fossile au niveau mondial d'ici 2030. La beauté de la chose, c'est qu'un tel virage créera beaucoup d'emplois de qualité et favorisera grandement le partage équitable des ressources. Pour faire émerger ces emplois, il faut bloquer les projets fossiles. Ce ne sera pas facile; les actionnaires et les dirigeants des compagnies pétrolière tiennent à garder cette énorme richesse entre leurs mains. Il faut pourtant la laisser sous terre.

    Ensemble vers un monde meilleur pour tous!

  • Sylvia H. Perras - Inscrite 19 avril 2015 09 h 23

    Bravo pour les chiffres!

    Tout comme la Nasa manque d'efficacité dans ses chiffres vis à vis les 11.000 astéroïdes potentiellement dangereux découverts,(ce qui représente 10% du nombre total estimé qui peuvent nous pulvériser) et encore la nouvelle alarmiste que "2014 est l'année la plus chaude depuis 1880" (omettant que cette probabilité est efficace qu'à 38%); les medias et pourraient observer, prouver et démontrer les "théories" plus objectivement.