Le consortium de SNC-Lavalin est sélectionné

Les travaux du nouveau pont Champlain devraient s'amorcer à l'été 2015.
Photo: Infrastructure Canada Les travaux du nouveau pont Champlain devraient s'amorcer à l'été 2015.

Le gouvernement Harper a arrêté son choix sur le consortium Groupe Signature sur le Saint-Laurent, dans lequel se trouve la firme québécoise SNC-Lavalin, pour construire la structure visant à remplacer le pont Champlain.

C'est le ministre fédéral de l'Infrastructure, Denis Lebel, qui en a fait l'annonce, en conférence de presse, mercredi en fin d'après-midi, au centre-ville de Montréal.

Outre SNC-Lavalin (TSX:SNC), le consortium Groupe Signature est composé de deux filiales d'entreprises espagnoles, soit ACS Infrastructures et Dragados Canada, ainsi qu'un groupe américain, Flatiron Construction.

Le nouveau pont doit être en service en décembre 2018 et avoir une durée de vie de 125 ans. Groupe Signature sera ainsi responsable de concevoir, construire, financer, exploiter et entretenir la structure qui remplacera le pont Champlain.

Alliance Saint-Laurent et le Partenariat Nouveau Pont Saint-Laurent étaient les deux autres consortiums en lice pour ce projet dont les coûts sont estimés à entre 3 et 5 milliards $. Le coût exact devrait être connu au moment de la signature du contrat avec le consortium, en juillet prochain.

Les travaux du nouvel ouvrage devraient s'amorcer à l'été 2015.

Ottawa a décidé d'octroyer le contrat à Groupe Signature même si SNC-Lavalin est actuellement accusée de corruption et de fraude par la Gendarmerie royale du Canada en lien avec des actes qui auraient été commis en Libye.

La signature du pont sera un immense pylône s'élevant à 160 mètres — 120 mètres au-dessus du tablier — où seront ancrés les haubans qui serviront à soutenir la structure au-dessus de la voie maritime, son point le plus élevé.

Ce projet devrait créer 30 000 emplois, selon les estimations du gouvernement fédéral.

3 commentaires
  • Luc Falardeau - Abonné 15 avril 2015 19 h 08

    La structure du pont pourra-t-elle supporter un futur SLR ?

    Le SLR ne fait pas partie du plan unilatéral fédéral.

    On peut se demander si le Québec sera dans l'impossibilité d'ajouter un SLR après la construction du pont à cause du manque de vision fédéral qui n'a probablement pas demandé aux ingénieurs de prévoir la capacité structurale nécessaire...

    Ou pire encore, dans quelques années devra-t-on accorder un lucratif contrat d'ingénierie à SNC-Lavalin pour renforcer et patcher la structure du pont, lorsque le Québec se décidera à ajouter un SLR sur le pont ?

    J'aimerais beaucoup me tromper.

    • Michel Thériault - Inscrit 15 avril 2015 20 h 34

      "J'aimerais beaucoup me tromper."

      M. Falardeau, je crois malheureusement que votre souhait de vous tromper ne se réalisera pas. Nos gouvernements sont aujourd'hui incompatibles avec une vision à long terme.

  • François Dugal - Inscrit 15 avril 2015 19 h 47

    Mon pays

    Les deux compagnies espagnoles et l'américaine ne savent pas qu'il y a un hiver au Québec : les paris sont à 2 pour 1 que le pont ne durera pas plus de 50 ans.
    Chantons en chœur : "Mon pays, ce n'est pas une pays c'est l'hiver."