La Couronne amorce ses plaidoiries finales

Le complot pour faire dérailler un train de Via Rail a finalement été abandonné à la suite d’un différend entre les deux coaccusés sur la faisabilité du projet.
Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir Le complot pour faire dérailler un train de Via Rail a finalement été abandonné à la suite d’un différend entre les deux coaccusés sur la faisabilité du projet.

La Couronne estime que «les preuves sont accablantes» contre les deux hommes accusés d’avoir comploté pour faire dérailler un train de passagers entre New York et Toronto.

Chiheb Esseghaier, qui étudiait au Québec lors de son arrestation, et Raed Jaser, de la banlieue de Toronto, font face à de nombreuses accusations liées au terrorisme. Jaser a plaidé non coupable alors que dans le cas d’Esseghaier, qui se représente lui-même, mais qui ne veut pas participer à ce procès auquel il ne croit pas, c’est le juge qui a enregistré le même plaidoyer en son nom.

Dans ses plaidoiries finales, amorcées mercredi matin, le procureur de la Couronne Croft Michaelson a indiqué aux jurés qu’ils devraient se fier à leur bon sens dans ce procès.

Il a résumé le contenu des nombreux enregistrements de conversations entre les accusés et un agent d’infiltration de la police fédérale américaine (FBI) qui avait gagné leur confiance. Ces écoutes électroniques constituent le coeur de la preuve de la Couronne dans ce procès.

Le ministère public croit que les coaccusés ont comploté pour tuer des civils et pour endommager un pont ferroviaire. Selon Me Michaelson, les conversations entendues au procès démontrent même que Jaser et Esseghaier voulaient commettre une série d’attentats terroristes visant des civils, jusqu’à ce que les militaires canadiens se retirent de territoires musulmans.

Le complot pour faire dérailler un train de Via Rail a finalement été abandonné à la suite d’un différend entre les deux coaccusés sur la faisabilité du projet, mais selon la Couronne, cela n’exonère pas les deux hommes des accusations.

«Le retrait ou l’abandon d’un complot ne constitue pas une défense», a plaidé Me Michaelson, mercredi.

Jaser et Esseghaier avaient été arrêtés en avril 2013.