Une semaine de manifestations contre l’austérité

La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics dénonce les compressions budgétaires en cours ou à venir.<br />
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics dénonce les compressions budgétaires en cours ou à venir.

Une coalition de groupes de pression vient de lancer une semaine nationale d’actions contre l’austérité. Le coup d’envoi a été donné ce dimanche, à Montréal. Plus de 35 actions de « mobilisation et de visibilité publique » seront organisées dans les prochains jours partout au Québec. Des représentants de 85 groupes sociaux voulaient avertir le gouvernement Couillard qu’il fera face à un printemps «chaud».

Le rassemblement initial a réuni quelques dizaines de personnes pour un « Craie-in contre l’austérité », au parc Émilie-Gamelin, au centre-ville de Montréal. Les manifestants étaient invités à écrire leurs critiques et leurs revendications à la craie, sur des tableaux noirs.

La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics (c’est son nom officiel) dénonce les compressions budgétaires en cours ou à venir. «Cette semaine nationale contre l’austérité sera historique, a prédit Mme Laflamme, porte-parole de la Coalition. Il y aura cinq ou six événements par jour partout au Québec pour dénoncer les conséquences néfastes des coupes qu’on nous imposent.»


Ces coups de semonce auront lieu notamment à Montréal (dans plusieurs quartiers) ainsi qu’à Laval, Ste-Thérèse, Sherbrooke, Québec, et de Gatineau jusqu’aux Îles-de-la-Madeleine. 

Au micro, devant des manifestants enthousiastes par une journée radieuse pour l’hiver, la co-porte-parole de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, Véronique Laflamme, a soutenu que le ras-le-bol se fait sentir partout.
 

La Coalition plaide pour un changement de cap qui permettrait au contraire de maintenir, voire de hausser les dépenses en trouvant de nouvelles sources de revenus auprès des grandes entreprises et des mieux nantis.

 

« La crise des finances publiques est en bonne partie la conséquence de choix politiques qui nous ont privés de revenus importants dans la dernière décennie, affirme Véronique Laflamme. Ce sont des milliards de dollars qui dorment actuellement dans les coffres des grandes entreprises et des individus très riches, et qui permettraient à l’État de renflouer ses coffres. Le gouvernement doit aller chercher l’argent là où il est. »

Les manifestations à venir vont répéter le message de toutes sortes de manières. Huit rassemblements sont prévus lundi, dont un devant le bureau du premier ministre Couillard à Montréal.

Mardi, la Coalition annonce une intervention à Saint-Félicien « à la manière » du film pour enfant La Guerre des tuques. Il y aura aussi d’ici vendredi construction d’un mur de glace à La Baie, trois sorties éclairs (flash mobs) à Rimouski et une action tintamarre à Sherbrooke. À Montréal, la très militante Association pour une solidarité syndicale étudiante a tiendra, mercredi à 7 h 30, un rassemblement à la tour de la Bourse, sous le thème «taxer le capital, y a pas un banquier qui va mourir de ça».

Avec La Presse canadienne