La CSN dénonce des offres «méprisantes»

La vice-présidente de la CSN et responsable des négociations du secteur public, Francine Lévesque
Photo: Source CSN La vice-présidente de la CSN et responsable des négociations du secteur public, Francine Lévesque

Québec — La CSN estime que les offres du Conseil du trésor aux salariés du secteur public mèneraient ceux-ci tout droit vers l’appauvrissement, en plus de doubler le retard salarial qu’ils accusent par rapport aux autres travailleurs québécois.

Réunis en instance de négociation, les 1200 délégués des quatre fédérations du secteur public délibéraient mercredi sur une proposition de dénonciation des offres du Conseil du trésor, qui laissent deviner un « mépris » du gouvernement à l’endroit de ses salariés, selon la CSN.

En décembre dernier, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, avait présenté aux employés de l’État une offre salariale de 3 % d’augmentation de leur rémunération au cours des cinq prochaines années. La hausse serait répartie ainsi : gel des salaires les deux premières années et 1 % d’augmentation durant les trois années subséquentes.

Retard salarial

Selon la vice-présidente de la CSN et responsable des négociations du secteur public, Francine Lévesque, il s’agit d’offres « très méprisantes ». Elle ajoute que le gel salarial de deux ans ne permettra pas à ces salariés de faire face à l’augmentation du coût de la vie ni de régler le retard salarial qui les touche. Elle qualifie les offres de « particulièrement insultantes pour les femmes, qui occupent 75 % des emplois du secteur public ».

La CSN rappelle qu’en novembre dernier, l’Institut de la statistique du Québec situait à 7,6 % le retard salarial du secteur public, pour des emplois comparables et en tenant compte du régime de retraite et de l’ensemble des avantages sociaux. La centrale syndicale juge qu’avec les offres du Conseil du trésor, ce retard pourrait atteindre 15 % dès 2019.

Mme Lévesque dénonce également les modifications que souhaite apporter Québec au régime de retraite de ses employés, « alors que celui-ci, capitalisé à 96 %, est en très bonne santé financière », juge-t-elle.