Le procès de Stéfanie Trudeau débutera en juin 2016

Stéfanie Trudeau, alias matricule 728, lors de la crise étudiante du printemps 2012.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Stéfanie Trudeau, alias matricule 728, lors de la crise étudiante du printemps 2012.

La policière Stéfanie Trudeau subira finalement son procès pour voies de fait sur Serge Lavoie à compter du 6 juin 2016. Il se sera écoulé près de quatre ans entre la date de l'infraction et le début du procès.

La policière Trudeau, connue sous son matricule (le 728), avait procédé à l'arrestation musclée de Serge Lavoie, dans un local de la rue Papineau, en octobre 2012. À l'origine, la policière était intervenue pour arrêter un ami de Lavoie, Rudi Ochietti, parce qu'ii consommait supposément une bière sur la voie publique. L'arrestation avait vite dégénéré. Lavoie, Ochietti et deux autres personnes avaient été arrêtées pour des infractions variées d'entrave au travail des policiers, voies de faits et intimidation. Toutes ces accusations ont été abandonnées. Une vidéo de l'arrestation avait montré la policière Trudeau sous un bien mauvais jour. Elle avait envoyé une pluie d'insultes aux «gratteux de guitare» et «mangeux de marde» qu'elle avait arrêtés sans ménagement. Mme Trudeau a finalement été accusée de voies de fait.

En décembre dernier, la procédure a été allégée, pour accélérer, soi-disant, les procédures. Mme Trudeau est désormais accusée par voie de procédure sommaire, si bien qu'elle risque une peine maximale de six mois de prison (au lieu de cinq ans) si elle est reconnue coupable. Le changement dans les modalités de la mise en accusation lui permettra également de conserver son poste au sein du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) si jamais elle est reconnue coupable.