Arthur Porter sera extradé au Canada

Le Panama a accepté d’extrader Arthur Porter vers le Canada, a confirmé une source sûre à La Presse canadienne.

Parlant sous le couvert de l’anonymat, cette source a précisé que l’ancien directeur du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), soupçonné de fraudes, pourrait toutefois tenter de retarder son extradition, comme il l’a fait dans le passé.

Arthur Porter aurait néanmoins épuisé tous ses recours, et son retour au Canada ne serait qu’une question de temps. Aucune date n’a encore été fixée.

Des policiers se rendront au Panama pour conduire Porter dans une prison montréalaise, en détention préventive.

Pour le criminaliste Jean-Pierre Rancourt, le suspect aura de la difficulté à profiter de liberté dans l’attente d’un éventuel procès. « Ce sont des policiers québécois qui iront le chercher comme on l’a fait dans le cas de [Luka Rocco] Magnotta » a indiqué Me Rancourt. Il comparaîtra, comme le veut la procédure, mais il serait surprenant qu’il obtienne un cautionnement compte tenu du fait qu’il n’est pas revenu de lui-même. « Il y aurait un risque qu’il tente de s’esquiver » a analysé l’avocat québécois, joint par La Presse canadienne.

Cancer

Arthur Porter a été arrêté avec sa femme dans le principal aéroport du Panama en mai 2013. Alors que Pamela Porter est revenue au Canada et a fait face à la justice, M. Porter est demeuré détenu dans une prison panaméenne, et ce, même s’il combat, selon ses dires, un cancer.

Il avait réussi à contester son extradition à quelques reprises. Mais ses dernières démarches auraient échoué cette semaine. D’après la poursuite, Arthur Porter et l’un de ses aides au CUSM, Yanai Elbaz, auraient obtenu plus de 22 millions de dollars en pots-de-vin versés par d’anciens dirigeants de SNC-Lavalin pour obtenir le contrat du nouvel hôpital anglophone de Montréal.