«Dame aux canards»: prison et interdiction de conduire

L’automobiliste qui a causé la mort de deux personnes en portant secours à des canards sur une autoroute a reçu jeudi une peine de prison de 90 jours, qu’elle purgera pendant les fins de semaine. Le juge a également interdit à Emma Czornobaj de conduire un véhicule pendant 10 ans et lui a imposé 240 heures de travaux communautaires. En juin 2010, Emma Czornobaj avait causé la mort de deux motocyclistes en arrêtant sa voiture sur une autoroute à Candiac, en Montérégie, afin de porter secours à des canards.

7 commentaires
  • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 19 décembre 2014 07 h 14

    Mauvais réflexes

    Je sais qu'il faut créer un précédent pour que tous et chacun comprennent la gravité de s'arreter en plein autoroute.

    Mais j'ai passé deux fois le test technique avec succès et j'ai suivi les cours de l'école et jamais on ne mentionne une seule fois, pas plus dans le bouquin de prendre garde au RÉFLEXE de freiner devant des petits animaux sur la route. Vous penserez que c'est l'évidence mais j'en ai causé avec un trucker qui m'a répondu qu'il avait déjà freiné pour une moufette et qu'il n'a plus jamais récidivé suite à l'expérience. Mais la première fois, il a eu le réflexe, et c'est le seul à qui j'en ai causé. Statistiquement il doit y en avoir plus d'un qui ont déjà eu au moins une fois ce réflexe imbécile.

    Et je n'ai jamais entendu la moindre propagande de ma vie toute entière pour contrer ce risque. Personne n'en a jamais parlé au Québec avant ce funeste incident.

    Agir par réflexe à mes yeux c'est être criminellement non responsable.
    L'information n'a même pas circulé dans son cerveau

    Même si elle a commis un geste hautement susceptible de causer la mort, je ne la perçois pas personnellement comme une "criminelle".

    • Alain Michaud - Inscrit 19 décembre 2014 09 h 05

      Je comprends parfaitement votre point et je ne peux qu'être d'accord. Mais, dans le cas présent, je crois personnellement que nous sommes très loin du simple réflexe. Je ne sais pas pour vous, mais mes réflexes m'ont rarement fait immobiliser mon véhicule complètement dans le voie de gauche et sortir de mon véhicule pour aider un bipède à traverser le chemin...

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 19 décembre 2014 10 h 42

      Ha ha, je ne savais pas qu'elle était sorti de son véhicule pour aider la petite bête de dieu. Alors elle manque franchement de jugeote mais j'ai toujours du mal à la concevoir comme une " criminelle".

      Et je ne devrais pas rire, c'est tragique.

    • Alain Michaud - Inscrit 19 décembre 2014 18 h 59

      La - dessus je suis avec vous à 100%. Même si je souhaitais que cette femme soit punie pour son manque de jugement , je ne m'attendais pas à une sentence de la sorte. Certains tu leurs enfants et sont mieux traités.

  • Chantal Demers - Inscrite 19 décembre 2014 09 h 22

    Sentence inhumaine et disproportionnelle

    Si cette dame est sans remord, comme je l'ai entendu, ce serait inadmissible. Mais qui est habilité à juger de cela? Quel signe observable est en mesure de justifier hors de tout doute une telle interprétation? Dans les faits, aucun. Nous nous situons en plein préjugé ici.

    De plus, Mme Catherine Gagnon a raison, le cerveau traite très rapidement le réflexe et ce n'est que l'expérience qui peut nous permettre de le contrer. C'est à croire qu'en cour on est tenu à l'impossible. Il faut, comme la commentatrice précédente le dit, tenir compte des connaissances technique pour mesurer les conséquences d'un geste.

    Et comment l'effet malheureux d'un acte peut-il servir d'étalon valable quand l'intention de le causer n'est pas là initialement? Évidemment, n'ayant pas entendu le procès, je ne peux pas dire que c'était le cas ici, à savoir si Mme Czornobaj aurait voulu accomplir le même geste, si elle avait pu interrompre son réflexe compatissant, sachant que des morts allaient être causées.

    Encore, pour avoir accès à une réponse sincère de sa part, il faudrait qu'elle n'ait subi aucun traumatisme déformant ses perceptions du fait même des procédures judiciaires, éventuellement de nature à éveiller quelque révolte. Il me semble si insensé d'amalgamer la compassion à quelque négligence criminelle!

    Les travaux communautaires sont une bonne idée. Elle mérite une conséquence à son geste, ne serait-ce que pour des fins d'apprentissage. Mais comment prison et révocation de permise peuvent donner leçons? À mon avis, cela sert davantage à assouvir des vengeances ou quelque obsession à punir... et nourrit la révolte. Alors que la prison devrait être limitée à protéger la population hors des prisons des personnes emprisonnées.

    En toute justice, j'espère que les effets de la sentence, tels que léser Mme Czornobaj elle-même, l'image de la justice laissée au public, les messages sociaux que cela laisse, le sentiment de sécurité citoyen qui peut en diminer, ont pesé dans la b

    • Djosef Bouteu - Inscrit 20 décembre 2014 21 h 23

      La Cour voulait quelqu'un sur qui taper mais le gars qui roulait à 130km/h à moto avec son enfant accroché à lui s'étant tué dans l'accident, il ne restait que la dame aux canards.

      Quel sentiment de sécurité la société cherche-t-elle ici? Se sentir à l'aise de faire du 130 à moto avec un passager? Si la dame avait continué frappé les cannetons et que le motocycliste s'était tué en se prenant un canneton dans la tronche à 130km/h au lieu que se soit en frappant l'auto, ça aurait été une preuve de jugement de la conductrice peut-être?

  • Djosef Bouteu - Inscrit 20 décembre 2014 21 h 13

    Le responsable de l'accident

    Le principal responsable de l'accident roulait à 130km/h à moto sans regarder où il allait et il s'est tué ainsi que sa fille. Mais ça personne n'en parle. Comme il n'est plus possible de condamner le principal responsable des deux morts, la Cour se venge sur la seule personne qui reste pour se donner de l'importance.

    Rouler à 130km/h à moto est beaucoup plus dangereux que de laisser passer des canards.