Québec: les familles monoparentales et recomposées toujours plus nombreuses

Chez les enfants de 15 à 17 ans vivant dans une famille biparentale, 69 % avaient des parents mariés et 31 % des parents en union libre.
Photo: Thinkstock Chez les enfants de 15 à 17 ans vivant dans une famille biparentale, 69 % avaient des parents mariés et 31 % des parents en union libre.

Le dernier portrait de la famille québécoise brossé par l’Institut de la statistique du Québec démontre la progression continue des familles en union libre, des familles monoparentales et recomposées.

Ainsi, en 2011 au Québec, pas moins de 43 % des adolescents âgés de 15 à 17 ans vivaient dans une famille monoparentale ou une famille recomposée. De façon générale, la probabilité de vivre au sein d’une famille monoparentale ou recomposée s’accroît avec l’âge des enfants mineurs. « Au Québec, on observe une augmentation de la part des enfants qui vivent en famille monoparentale depuis déjà environ trois décennies », a souligné en entrevue Claudine Lacroix, démographe et auteure de la recherche pour l’Institut de la statistique du Québec.

Elle confirme aussi que l’union libre est plus populaire au Québec que dans le reste du Canada. En fait, six enfants sur dix en bas âge — 4 ans et moins — vivant dans une famille avec deux parents vivaient dans une famille où les parents étaient en union libre en 2011. Les enfants âgés de 5 à 9 ans qui vivaient dans une famille biparentale se divisaient en deux camps à peu près égaux, c’est-à-dire que 48,5 % vivaient avec un couple en union libre et 51,5 % avec des parents mariés.

Chez les enfants de 15 à 17 ans vivant dans une famille biparentale, 69 % avaient des parents mariés et 31 % des parents en union libre. La chercheuse souligne dans son rapport que « plusieurs couples de parents se marient après l’arrivée d’un ou de plusieurs enfants, le mariage n’étant plus préalable à la venue des enfants ».

Par ailleurs, la présence des mères sur le marché du travail continue d’être marquée. Ainsi, le taux d’emploi des mères dont le plus jeune enfant est âgé de 2 ans et moins a pratiquement triplé entre 1976 et 2010, passant de 25 à 71 %.

5 commentaires
  • Beth Brown - Inscrite 17 décembre 2014 00 h 50

    J'aimerais bien savoir...

    « plusieurs couples de parents se marient après l’arrivée d’un ou de plusieurs enfants, le mariage n’étant plus préalable à la venue des enfants »

    Qu'est-ce qui les pousse à se marier? Pourquoi?

    • Sylvain Auclair - Abonné 17 décembre 2014 10 h 26

      Ma blonde et moi avons été poussés à le faire par nos filles, pour la cérémonie. Mais on a résisté...

  • Leclerc Éric - Inscrit 17 décembre 2014 08 h 50

    Le mariage? À quoi bon?

    Et combien de célibataires dans tout ça? Tant qu'à vouloir se marier et finir en famille recomposée à cause du stress d'aujourd'hui, de la transformation du marché du travail et du coût de la vie, le célibat demeure encore le choix logique, non?

    • Beth Brown - Inscrite 17 décembre 2014 10 h 01

      Surtout lorsqu'on n'y voit pas de signification mais qu'on se marie quand même pour le show. Ouais... Insignifiant!

  • Albert Descôteaux - Inscrit 17 décembre 2014 11 h 59

    Inutile le mariage...

    Le mariage est à la base une institution religieuse. Les chiffres avancés dans cet article montrent bien que la population québécoise rejette massivement la religion, ce qui est en soi un excellente nouvelle.