L’Isle-Verte: les portes étaient verrouillées de l’intérieur

La formation des pompiers, l’organisation de leur travail et les délais d’intervention ont aussi été remis en question la semaine dernière aux audiences.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne La formation des pompiers, l’organisation de leur travail et les délais d’intervention ont aussi été remis en question la semaine dernière aux audiences.

Les portes de la Résidence du Havre à L’Isle-Verte, où ont péri 32 personnes âgées en janvier dernier, étaient verrouillées de l’intérieur, une difficulté supplémentaire pour l’évacuation, a-t-on relaté lundi aux audiences du coroner sur cette tragédie.

Des appels de détresse faits au 9-1-1 par la copropriétaire de la résidence, Irène Plante, sont éloquents à ce sujet. « C’est urgent », peut-on entendre dire Mme Plante, la voix anxieuse, sur l’enregistrement de son premier appel aux services d’urgence. « On ne voit rien, il y a plein de boucane », répond-elle lorsque la préposée du 9-1-1 lui demande si les résidents âgés ont été évacués. Se faisant confirmer que les pompiers sont déjà en route, Mme Plante a répondu : « Ils vont avoir besoin d’aide. »

Un code plus urgent est alors lancé puisque la centrale a désormais en main des informations supplémentaires, soit que des personnes sont coincées à l’intérieur et qu’il s’agit d’un feu de structure.

Mme Plante a rappelé plus tard, les pompiers n’étant toujours pas sur place. « Est-ce que l’aide est en route pour L’Isle-Verte ? Il y a de la grosse boucane, personne ne peut sortir », dit-elle, paniquée.

Elle précise au téléphone que les pompiers doivent entrer par son logement — qui fait partie de la Résidence du Havre, un bâtiment de 52 unités d’habitation —, car les autres portes sont verrouillées de l’intérieur.

Le premier camion de pompier est arrivé sur les lieux à 12 h 40, soit 18 minutes après le premier appel de la centrale d’urgence.

Les policiers qui ont défilé aux audiences ont relaté le chaos et l’horreur de l’évacuation. Sans équipement de protection, ils sont entrés dans la fumée dense pour sortir les résidents, non sans difficultés.

Selon la représentante de la Régie du bâtiment, Lise Veilleux, il n’est pas permis d’avoir des portes verrouillées de l’intérieur pour une telle résidence.

3 commentaires
  • Marie-Claude Lefrancois - Abonnée 25 novembre 2014 04 h 51

    Quoi?

    Je comprends tellement pas! C'est hors de toute compréhension humaine que de se voir dénier le droit de sortir d'un brasier! C'est complètement fou. On ne peut ni entrer ni sortir puisqu'y accéder demande qu'on y soit invité par un code? Où est la logique et le respect des droits là-dedans? Qui décide de l'urgence? Ceux qui ont un code? Je suis si triste de constater cela...De tout coeur....

  • Jean-Yves Marcil - Inscrit 25 novembre 2014 09 h 15

    Pourquoi?

    Je formule les même questions que celles de Marie-Claude Lefrançois.

  • Murray Henley - Inscrit 25 novembre 2014 11 h 16

    Il est nécessaire de verrouiller les portes

    Il faut assurer la sécurité contre d'éventuels intrus.

    De plus, certaines personnes agéées sont affligées de troubles cognitifs et susceptibles d'errance...

    Il serait plus pertinent de savoir quelle était la procédure de déverrouillage des portes, qui avait la clé et pourquoi les portes n'ont pas été déverrouillées lors du déclenchement de l'alarme-incendie.