Une vigile à la mémoire des deux militaires tués

Avec des bougies en main, une vingtaine de Québécoises d’origine syrienne, jordanienne, libanaise et maghrébine ont voulu transmettre un message, disent-elles, d’amour et de paix
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Avec des bougies en main, une vingtaine de Québécoises d’origine syrienne, jordanienne, libanaise et maghrébine ont voulu transmettre un message, disent-elles, d’amour et de paix

Une vigile à la mémoire des soldats Nathan Cirillo et Patrice Vincent a été organisée, mardi soir, devant la Place des Arts à Montréal. Un regroupement de femmes arabes a tenu à dénoncer les actes de violence commis, la semaine dernière, à Ottawa et Saint-Jean-sur-Richelieu.

Avec des bougies en main, une vingtaine de Québécoises d’origine syrienne, jordanienne, libanaise et maghrébine ont voulu transmettre un message, disent-elles, d’amour et de paix. Sur le parterre, elles avaient écrit le mot « Canada » avec des dizaines de lampions. « On fait tous partie de ce pays, on refuse que des crimes odieux soient commis au nom de l’Islam », a souligné Dina Yaziji qui tenait en pancarte en main sur laquelle il était inscrit « Les musulmans du Canada dénoncent les actes de barbarie commis envers nos patriotes et nos institutions canadiennes. »

Avec cette vigile, ces femmes voulaient aussi dire aux familles du caporal Cirillo et de l’adjudant Vincent qu’elles partageaient leur douleur. Elles espèrent que toute la société prendra conscience qu’il faut s’unir pour éviter d’autres attaques comme celles qui ont coûté la vie, la semaine dernière, aux deux militaires.

Mardi, les funérailles de Nathan Cirillo ont d’ailleurs été célébrées à Hamilton en Ontario. Le premier ministre Stephen Harper et de nombreux militaires y ont assisté.