Certaines classes de maternelle quatre ans compromises faute d’élèves

L’année dernière, l’école de Saint-Alphonse-de-Rodriguez avait ouvert sa classe de maternelle quatre ans avec une fréquentation de 15 élèves.
Photo: Thinkstock L’année dernière, l’école de Saint-Alphonse-de-Rodriguez avait ouvert sa classe de maternelle quatre ans avec une fréquentation de 15 élèves.

Les quatre élèves qui devaient fréquenter cette semaine la classe de maternelle quatre ans de l’école de Saint-Alphonse-de-Rodriguez ont dû rester chez eux jusqu’à ce que la commission scolaire ait recruté assez d’élèves pour pouvoir ouvrir une classe.

 

Le ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport du Québec a en effet imposé un seuil minimum de six élèves pour ouvrir les classes de maternelle quatre ans qu’il souhaite désormais trouver dans chacune des commissions scolaires du Québec.

 

« Ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de classe de maternelle quatre ans cette année parce que la classe ne démarre pas cette semaine », expliquait Diane Fortin, responsable des relations publiques à la commission scolaire des Samares. La commission scolaire dit d’ailleurs avoir fait beaucoup de publicité pour faire connaître cette ressource.

 

Plus tôt cette année, le ministre de l’Éducation Yves Bolduc a donné une directive aux commissions scolaires selon laquelle celles-ci devaient compter au moins une classe de maternelle quatre ans sur leur territoire, dans les zones considérées comme défavorisées.

 

L’année dernière, l’école de Saint-Alphonse-de-Rodriguez avait d’ailleurs ouvert sa classe de maternelle quatre ans avec une fréquentation de 15 élèves.

 

Au ministère, on confirme que 3 commissions scolaires sur 70 ont demandé à être exemptées d’ouvrir une classe de maternelle quatre ans faute d’avoir pu récolter suffisamment d’inscriptions. Ça n’est cependant pas le cas de la commission scolaire des Samares, à laquelle est rattachée l’école de Saint-Alphonse, et qui espère toujours récolter un nombre suffisant d’inscriptions dans les prochains jours.

 

Selon Yasmine Abdelfadel, attachée de presse du ministre Bolduc, il est très important pour le ministère que les commissions scolaires procèdent selon les règles pour ouvrir ces classes. Mais on a bon espoir que la totalité des commissions scolaires du Québec pourra compter au moins une classe de maternelle quatre ans d’ici quelques années.

 

« Dans certaines régions comme Montréal, certaines commissions scolaires pourraient ouvrir plus d’une classe », dit-elle. Pour l’instant, ce projet vise d’abord et avant tout à rejoindre les enfants de milieux défavorisés qui ne fréquentent pas les CPE.

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