La faim touche surtout les familles québécoises non scolarisées

En 2011-2012, 7,8 % des ménages québécois ont eu peur de manquer de nourriture.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir En 2011-2012, 7,8 % des ménages québécois ont eu peur de manquer de nourriture.

17 % des ménages québécois dont aucun membre n’a terminé son secondaire vivent de l’insécurité alimentaire. Celle-ci est directement liée à la scolarité puisqu’elle touche en comparaison seul 8,8 % des ménages ayant des études secondaires complétées, et 6,1 % des ménages plus scolarisés.

 

De plus, c’est à Montréal que l’on souffre le plus de la faim ou de la peur de manquer de nourriture. C’est ce dont rend compte une étude de l’Institut national de santé publique du Québec, qui met à jour des données récoltées entre 2005 et 2012.

 

Dans l’ensemble, 8 % des ménages québécois vivaient de l’insécurité alimentaire en 2011-2012, dont 6 % qui vivaient une insécurité alimentaire modérée, et 2 % une insécurité alimentaire grave.

 

L’insécurité alimentaire atteint également 17 % des ménages qui ne sont pas propriétaires de leur logement.

 

Aux fins de l’enquête, l’insécurité alimentaire modérée survient lorsque la qualité et la quantité des alimentés consommés sont compromises à cause du manque d’argent. L’insécurité alimentaire grave survient quant à elle lorsque les ménages donnent des signes de réduction de l’apport alimentaire ou de perturbation des habitudes alimentaires : repas sautés, consommation réduite d’aliments et, à l’extrême, privation de repas pendant une journée complète ou plus.

 

En 2011-2012 donc, 1,9 % des ménages québécois n’ont pas toujours eu assez d’aliments à manger. Au cours de la même période, 7,8 % des ménages ont eu peur de manquer de nourriture.

 

Malgré quelques fluctuations, la proportion de ménages québécois vivant de l’insécurité alimentaire est comparable à celle observée dans l’ensemble du Canada, quoique davantage de ménages canadiens souffrent d’insécurité alimentaire grave.

1 commentaire
  • Yves Côté - Abonné 3 septembre 2014 03 h 34

    Merci...

    Merci encore une fois de votre sensibilité et de votre travail, Madame Montpetit !
    Lorsque certaines familles sont dans cette situation d'urgence alimentaire, comment certains peuvent-ils encore aujourd'hui prétendre et répéter, que le montant des frais de scolarité sont indifférents à l'adhésion universitaire de tous les étudiants ? Que les montants des prêts et bourses suffisent à celles et ceux qui se trouvent dans la difficulté malgré eux ?
    Ou encore, en sortie d'études, que les sommes cumulées des prêts contractés sont négligeables en terme de remboursement pour les nouveaux diplômés ? Ou pour celles et ceux qui ont échoués à atteindre leur objectif de diplomation ?
    Pour moi, soit ils n'y comprennent rien de rien, soit leur honnêteté intellectuelle reste grandement à être prouvée...
    Vive le Québec libre et qui fait le beau parie de l'instruction pour tous !