Le «tourisme de la mort» a doublé en Suisse

Un centre hospitalier suisse
Photo: Sébastien Bozon Agence France-Presse Un centre hospitalier suisse

Paris — Le nombre d’étrangers allant en Suisse pour se donner la mort a été multiplié par deux entre 2009 et 2012, les Allemands et les Britanniques arrivant largement en tête, selon une étude publiée jeudi. La Suisse est l’un des très rares pays au monde à autoriser l’aide au suicide dès lors que celle-ci ne se fonde pas sur un mobile « égoïste ». Cette aide est apportée de façon passive en procurant par exemple les médicaments permettant à une personne de mettre fin à ses jours. En étudiant les données de l’Institut médico-légal de Zurich, des chercheurs suisses et britanniques ont pu déterminer que 611 étrangers non résidents originaires de 31 pays avaient bénéficié d’une assistance à mourir en Suisse entre 2008 et 2012. Parmi elles figurent 268 Allemands et 126 Britanniques, les Français arrivant en troisième position (66), devant les Italiens (44), les Américains (21), les Autrichiens (14) et les Canadiens (12).