Mines: plaidoyer pour une évaluation de tout le secteur

Le dossier de la Mine Arnaud est présentement en analyse environnementale au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.
Photo: Source Osisko Le dossier de la Mine Arnaud est présentement en analyse environnementale au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Un groupe de citoyens s’inquiète des projets de mines à ciel ouvert au Québec et estime que les consultations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) ne suffisent plus. La Coalition pour que le Québec ait meilleure mine est notamment préoccupée par deux imposants projets en Abitibi-Temiscamingue et sur la Côte-Nord, pour lesquels des décisions importantes seront prises au cours de l’automne.

 

« Nos membres, qui sont un peu partout dans les régions du Québec, sont très, très préoccupés par la multiplication des mines à ciel ouvert, les règlements ne sont pas du tout adaptés à la réalité de ce type d’exploitations », affirme Ugo Lapointe, le porte-parole de cette coalition.

 

Le regroupement s’inquiète particulièrement de deux projets de mines : celui de Royal Nickel, près des municipalités de Launay et de Trécesson, à l’ouest d’Amos, et celui de Mine Arnaud à Sept-Îles.

 

Le projet de Royal Nickel inquiète particulièrement M. Lapointe. Si la mine voit le jour, il s’agira d’un des projets de mine à ciel ouvert les plus importants au Canada, selon la compagnie : 5 kilomètres de long, 1,4 kilomètre de large et 560 mètres de profondeur. « Il est extrêmement difficile, voire impossible pour une mine de l’envergure de celle proposée par Royal Nickel, de respecter l’intégralité des normes de protection de l’environnement et de la santé », lit-on dans le rapport rédigé par la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, et déposé au BAPE fin juillet. Le BAPE « ne marche pas, on ne peut plus le faire projet par projet, il faut quelque chose de plus générique », soutient M. Lapointe. Pierre-Philippe Dupont, directeur du développement durable de Royal Nickel, estime que la compagnie a travaillé pendant quatre ans en « amont » avec tous les citoyens concernés afin que le projet prenne en compte les préoccupations des résidents de Launay et Trécesson, qui comptent respectivement 260 et 1100 habitants.

 

Seulement une demi-douzaine de résidents de la région sont venus s’exprimer lors des audiences du BAPE, dit-il. M. Dupont estime que ce nombre prouve que la minière a pu répondre aux questions des citoyens, avant que les audiences ne commencent. Le BAPE devrait rendre sa décision cet automne.

 

Quant au dossier de la Mine Arnaud, il est présentement en analyse environnementale au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Il a été jugé « inacceptable dans sa forme actuelle » et les responsables de la Mine Arnaud sont en discussion avec le ministère afin d’y apporter des changements. Une décision du ministère est attendue à l’automne.



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