Le DGE accuse un dirigeant de Roche de financement illégal

Le député péquiste de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, aurait reçu un don de 800 $.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Le député péquiste de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, aurait reçu un don de 800 $.

Un dirigeant de la firme de génie-conseil Roche au Saguenay, Sylvain Corneau, a été accusé de financement illégal pour les campagnes du maire Jean Tremblay et du député péquiste Alexandre Cloutier.

 

Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) a établi vendredi six constats d’infraction à la Loi électorale contre M. Corneau.

 

En 2009, Sylvain Corneau aurait utilisé des prête-noms pour acheminer des dons de 3500 $ pour la campagne du maire de Saguenay, Jean Tremblay, et de 800 $ pour celle du député péquiste de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier.

 

M. Corneau s’expose à des amendes de 9311 $ et à uneinterdiction d’obtenir des contrats publics pendant cinq ans s’il est reconnu coupable.

 

M. Corneau, qui siège au conseil d’administration deRoche, aurait utilisé des employés de la firme comme prête-noms afin de donner une apparence de légalité à ses contributions. En vertu de la Loi électorale, seuls les dons individuels (non remboursés par les entreprises) sont légitimes.

 

Roche était spécialiste du financement politique illégal, comme l’ont révélé les travaux de la commission Charbonneau. Dès 1994, la firme a élaboré une stratégie afin de faire des dons aux partis politiques provinciaux, municipaux et fédéraux, afin de se rapprocher des élus et influencer le processus d’octroi des subventions et des contrats publics.

 

Des documents judiciaires provenant de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), rendus publics mercredi, attestent de la participation alléguée de Roche à un stratagème de prête-noms qui aurait été développé par France Michaud, aujourd’hui accusée de fraude dans le dossier de l’usine de traitement des eaux de Boisbriand.

 

Le modèle de Roche aurait fait des petits. À Baie-Comeau, le directeur général du groupe-conseil TDA, Sylvain Brisson, a reçu 11 constats d’infraction du DGE, qui lui réclame une somme de près de 20 000 $. En 2009, M. Brisson aurait acheminé des dons illégaux de 1500 $ à des candidats municipaux, de 8000 $ au PLQ et de 500 $ au PQ, en utilisant notamment des employés de TDA comme prête-noms.

5 commentaires
  • Josette Allard - Inscrite 19 juillet 2014 06 h 00

    St-Jean Tremblay

    Il devrait rencontrer son curé et s'en confesser et comme pénitence , le prêtre devrait lui imposer de démissionner, lui, un si bon chrétien.

  • Alain de Bellefeuille - Inscrit 19 juillet 2014 07 h 01

    Rebaptiser la firme

    Avec toutes ces accusations, il serait de mise de mettre un C devant Roche.

  • Gilles Théberge - Abonné 19 juillet 2014 08 h 38

    Ah les méchants!

    8000 au PLQ, er 500 au PQ. Et qu'elle est la photo associée à l'article? Celle du député péquiste bien entendu.

    Comme disait McLuhan, le médium EST le message. Ici le médium c'est la photo... Et le message c'est....?

    • Patrick Boulanger - Abonné 19 juillet 2014 12 h 59

      M. Theberge, le coeur de l<article ne touche pas au 8 000$ et au 500$ donne respectivement et illegalement au PLQ et au PQ de la part de TDA, mais bel et bien de dons illegaux fait par un dirigeant de Roche a M. Tramblay et a un depute du... PQ.

      Patrick Boulanger

      P.-S. : J<utilise un clavier pour echanger en anglais...

    • J-F Garneau - Abonné 19 juillet 2014 13 h 08

      Et votre propos est pour prouver hors de tout doute que Le Devoir est un journal à tendance fédéraliste?