Nuit d’enfer

Certains commerces sont restés debout dans la zone sinistrée.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Certains commerces sont restés debout dans la zone sinistrée.

5 juillet, 23 h

 

Tiré par 5 locomotives, un convoi de 72 wagons-citernes entre dans la ville de Nantes en longeant la route 161. Le convoi de 10 287 tonnes s’étire sur un kilomètre et demi. Le contrôleur de la Montreal, Maine and Atlantic (MMA) immobilise son train, applique les freins et quitte les lieux.

 

5 juillet, 23 h 32

 

Une conductrice appelle le 911 car du feu jaillit du moteur d’une locomotive. Les pompiers de Nantes sont dépêchés sur les lieux et éteignent le feu.

 

6 juillet, 0 h 56

 

Le train se met en branle. Entraîné par la gravité, il traverse les 12 kilomètres le séparant de Lac-Mégantic. Le dénivelé est de 100 mètres entre les deux villes, pour une pente de 1,2 %, l’une des plus fortes au Canada.

 

6 juillet, 1 h 14

 

Après 18 minutes à rouler tous phares éteints, le train fantôme s’engouffre dans la ville à une vitesse de 100 km/h. Les locomotives se détachent et continuent leur course. 63 wagons-citernes s’entrechoquent. Les explosions commencent. Des témoins racontent qu’en quelques minutes à peine, le centre-ville était devenu un véritable brasier.

 

6 juillet, 3 h 45

 

Une immense détonation se produit, que certains affirment avoir entendue plusieurs kilomètres à la ronde. Les gens parlent d’un « champignon de feu » s’élevant très haut et provoquant une lumière intense. Le brasier brûle à 1500 °C. Les pompiers ne peuvent pas s’en approcher à moins de 700 mètres.

Nuit d’enfer

1 commentaire
  • Yvette Lapierre - Inscrite 21 juin 2014 08 h 41

    Que s'est 'il passé?

    Entre le 5 et le 6 juillet pendant cette heure, approximativement une heure, après le départ des pompiers?

    Le train est'il bien demeuré immobile tout ce temps malgré l'arrêt du moteur de la locomotive? J'aimerais comprendre.