Maladie de Lyme: la prudence est de mise en Montérégie

La maladie de Lyme est causée par une bactérie qui se transmet à l’humain par les piqûres de la tique à pattes noires.
Photo: Direction de santé publique Montérégie La maladie de Lyme est causée par une bactérie qui se transmet à l’humain par les piqûres de la tique à pattes noires.
Avec l’arrivée de la saison chaude, la Santé publique de la Montérégie recommande à ses résidants de se protéger contre les tiques, qui peuvent être porteuses de la bactérie responsable de la maladie de Lyme.

Le directeur de la Santé publique de la Montérégie, le Dr Alain Poirier, ne voudrait pas que les citoyens se privent de camping, de randonnées ou de jardinage. « Ce n’est pas parce que nous avons une nouvelle maladie qui est présente qu’il faut cesser ou diminuer nos activités à l’extérieur, qui sont par ailleurs très bonnes pour la santé. On peut se protéger », a-t-il dit lors d’une séance d’information vendredi.

La maladie de Lyme est causée par une bactérie, Borrelia burgdorferi. Celle-ci se transmet à l’humain par les piqûres de la tique à pattes noires. Une tique sur dix serait infectée. La bactérie, dont le cycle de vie est complexe, a notamment besoin de la souris à pattes blanches pour sa reproduction.

Selon les plus récents chiffres du Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ), 142 cas de maladie de Lyme ont été confirmés en 2013, dont environ la moitié ont été acquis au Québec. Les voyages aux États-Unis, par exemple, peuvent aussi être responsables d’infections ensuite diagnostiquées au Québec. De janvier à mars 2014, cinq nouveaux cas ont été rapportés.

La Montérégie recense 52 % des cas. La région du CSSS de la Haute-Yamaska, qui regroupe des municipalités plus au sud, comme Granby, ou près de la frontière avec les États-Unis, est la plus touchée : 26 des 74 cas rapportés en 2013 en Montérégie y ont été recensés.

Se protéger

La tique n’aime pas la sécheresse, mais plutôt les herbes hautes et les arbustes. C’est pourquoi ce sont surtout des activités en forêt (randonnée, camping, chasse…), ou même le golf (en bordure du parcours), qui sont à risque. Pour diminuer les risques de se faire piquer, on recommande de porter des vêtements longs et clairs ainsi qu’un chapeau et d’appliquer un chasse-moustiques contenant du DEET.

Après ces activités, le Dr Poirier recommande la prise d’une douche et l’inspection complète du corps, sans oublier les enfants et les animaux de compagnie.

En cas de piqûre, si on retire la tique à l’aide d’une pince rapidement, les risques de transmission de la bactérie sont faibles. Il faut ensuite nettoyer à l’eau et au savon, puis avec un antiseptique.

Selon le Dr Poirier, une piqûre de tique n’est pas un motif suffisant pour consulter un médecin. Toutefois, si une irritation apparaît ou de la fièvre, si des courbatures, des douleurs articulaires et de la fatigue surviennent dans les 30 jours, une consultation s’impose. Le Dr Poirier assure que les médecins québécois ont été sensibilisés à la maladie et qu’ils sont en mesure de la diagnostiquer. Les tests utilisés sont aussi fiables que les tests américains, ajoute-t-il.


1 commentaire
  • Claudette Piché - Inscrite 2 juin 2014 07 h 26

    Nombreux malades de lyme ne sont pas dans les statistiques de Santé Publique

    Une des raisons pour laquelle de nombreux lymies ne sont pas dans le statistiques de la Santé Publique du Québec est que les tests utilisés au Québec ne sont aps fiables. Santé canada en a fait mention dans un bulletin des indésirables octobre 2012 volume 22 numéro 4. ainis que el peu d'informations diffusée à la population et mème Santé Publique en limiterait l'étendue, alors les gens peuvent en perdre leurs guérites! Je vous invite à vous informer via le site de l'Association Québécoise de la Maladie de Lyme www.aqml.ca afin de comprendre la vraie réalité des malades et de la maladie et ses co-infections. Il y a aussi quelques vidéos québécoises. Ces maladies doivent être prises très au sérieux. Le temps de réaction pour en limiter la chronicité est important.