Perquisitions de l'UPAC: Abdallah, Accurso et Zampino seraient visés

Robert Abdallah
Photo: Annik MH de Carufel - Archives Le Devoir Robert Abdallah
L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a lancé une série de perquisitions dans la grande région de Montréal mercredi matin.

L’enquête qui a mené à cette opération porte sur des liens entre le milieu de la construction et le monde municipal, en l’occurrence la Ville de Montréal.

Parmi les personnes qui ont reçu la visite des enquêteurs de l’UPAC, on note l’ex-numéro deux de la Ville de Montréal, Frank Zampino, qui fut notamment président du comité exécutif sous le maire Gérald Tremblay. M. Zampino fait face à des accusations de fraude en marge du scandale du Faubourg Contrecoeur.

Robert Abdallah, qui fut directeur général de Montréal de 2003 à 2006, était également sur la liste de visite des enquêteurs. L’ex-entrepreneur Lino Zambito a soutenu, devant la Commission Charbonneau, que M. Abdallah aurait touché un pot-de-vin de 300 000 $ dans le cadre de ses fonctions.

Au même moment, les policiers débarquaient chez l’entrepreneur Tony Accurso, qui fait face déjà à de nombreuses accusations en lien avec de présumées irrégularités à Mascouche et à Laval.

Celui qui est considéré comme le bras droit de M. Accurso, Frank Minicucci, a lui aussi reçu de la visite policière en matinée. M. Minicucci, qui dirige une firme d’investissement, fait également face à des accusations liées à une présumée fraude fiscale commise aux dépens de Revenu Québec, qui poursuit aussi M. Accurso dans le même dossier.

Près de 90 policiers seraient impliqués dans l'opération.

Avec Le Devoir
D'autres détails suivront.
8 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 9 avril 2014 12 h 30

    Ah oui?

    Il me semble que ce personnage est dans la mouvance fédéraliste libérale n'est-ce pas ?

    • Alain Michaud - Inscrit 9 avril 2014 20 h 24

      Mais non, malheureusement pour vous, c’était plutôt un conservateur qu’un libéral. Mais, Gérald Tremblay, lui, était libéral et c’est lui qui a foutu ce douteux personnage à la porte. Ah non, c’est vrai, il a '' démissionné''. Vous savez, votre défaite de lundi dernier ne devrait en rien vous empêcher de faire un minimum de recherche...

  • Marc Bourdeau - Abonné 9 avril 2014 12 h 53

    Et pendant ce temps, on est pressé

    Alors, la première mesure dont notre nouveau premier ministre, porté sur le nuage de l'avant-veille, nous parle: il voudrait changer le directeur général de la SQ. Tiens, tiens, la police... Ben voyons.

    Il en serait très mécontent! Mais de quoi donc? A-t-il donné quelques raisons? Et il semble pressé en plus...

    M'est avis que cela pourrait avoir quelques liens avec les perquisitions mesquines de l'UPAC ces derniers mois...




    Le chef du PLQ montre l'oreille.

    • Richard Laroche - Inscrit 9 avril 2014 14 h 20

      L'éteau se reserre sur le PLQ en même temps que l'éteau se reserre sur la SQ.

      D'un coté, ça ne sert à rien d'arrêter ces crapules pour les envoyer face à un juge nominé par post-it. De l'autre, ça ne sert à rien d'attendre que Couillard monte son cirque au Public pour pouvoir changer la direction de la SQ et y placer ses pions tout en ayant l'air de le faire de manière légitime.

      C'est une course! Je crois que la seule chance de la SQ serait de faire couler de l'information qui soulève une vaste indignation populaire.
      Quel thriller!

    • jacques lecuyer - Inscrit 9 avril 2014 17 h 03

      Il veut aussi remplacer Nicolas Girard qui dénoncait le scandale des garderies. Un bon début de mandat!

  • Olivier Mauder - Inscrit 9 avril 2014 13 h 12

    perquisitions

    Cela me fait rigoler toutes ces perquisitions. M. Abdallah et les autres ont eu largement le temps de brûler les dossiers compromettants.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 9 avril 2014 14 h 45

      Ça vous fait rigoler ? ...vous devriez plutôt être en colère...
      (un ex-directeur général de la ville de Montréal)...et que l'UPAC n'ait pas fait diligence dans tous ces dossiers...encore là, on devrait être en colère
      ... je trouve qu'on se contre-foue de nous.

    • Olivier Mauder - Inscrit 9 avril 2014 19 h 56

      Quand je dis « ça me fait rigoler », c'est une expression pour dire que ce n'est pas sérieux.