La firme Roche soupçonnée d’avoir fait du financement illégal au profit du PLQ

La firme de génie-conseil Roche est soupçonnée d’avoir fait du financement illégal au profit du Parti libéral du Québec (PLQ), une nouvelle qui viendra certainement pimenter le débat des chefs.

 

Selon des informations rapportées par Le Soleil et Radio-Canada, Roche aurait mis en place un stratagème de fausse facturation et de trucage d’appels d’offres pour atteindre deux objectifs : financer illégalement les partis provinciaux et garder des liens privilégiés avec des membres influents du gouvernement.

 

« La contribution financière faite aux partis politiques provinciaux permet d’obtenir des entrées auprès de l’appareil politique gouvernemental », peut-on lire dans les dénonciations utilisées par les enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) afin de faire une perquisition au siège social de Roche, en janvier dernier.

 

Des actes de fraude envers le gouvernement, de financement illégal d’une caisse électorale par une entreprise, de fabrication de faux, de fraude et de complot auraient pu être commis.

 

Les documents ne mentionnent pas explicitement le nom du PLQ, et l’enquête pourrait porter également sur d’autres formations politiques.

 

Dans les derniers mois, les policiers de l’UPAC ont mené des perquisitions chez des entrepreneurs ou hommes d’affaires associés principalement au PLQ.

 

L’UPAC mène une vasteenquête sur un système de financement occulte en échange de contrats publics chez les libéraux qui concernerait au moins 11 personnes.

 

L’octroi des contrats est « le résultat […] d’un exercice d’influence », peut-on lire dans des documents lourdement caviardés obtenus en novembre par Le Devoir. « Pour certains contrats, le processus d’octroi a été contrôlé », ajoute le document. L’enjeu est de « plusieurs millions ».

 

Des perquisitions ont été menées dans les bureaux du PLQ à Québec et à Montréal, et au siège social de Schokbéton, propriété de Marc Bibeau. Celui-ci était le grand argentier des libéraux sous Jean Charest.

 

M. Bibeau, qui a nié toute malversation, est ciblé comme l’un des acteurs de ce stratagème de financement illégal du PLQ en échange de lucratifs contrats publics, le tout avec la collusion à la clé.

 

L’UPAC a aussi fait une perquisition à la résidence de l’ex-ministre libéral Marc-Yvan Côté, qui fut vice-président au développement des affaires chez Roche de 1994 à 2005.

 

Aucune accusation n’a été portée à ce jour dans ces dossiers. L’enquête dure depuis juin 2012.

12 commentaires
  • Éric Alvarez - Inscrit 20 mars 2014 01 h 45

    Et alors?

    Qu'importe la corruption si elle peut nous éviter de parler de souveraineté? (ton cynique)

  • Jean-Marc Simard - Abonné 20 mars 2014 04 h 01

    Aimer se vautrer dans la boue...

    "Aucune accusation n’a été portée à ce jour dans ces dossiers"

    Et il n'y en aura pas non plus...

    Les bandits se protègent entre eux et le peuple du Québec aime les bandits...La preuve, ce bon peuple, élevé par des bergers fédéreux, s'apprête à reporter au pouvoir le parti libéral, le parti le plus corrompu de l'histoire du Québec...Pauvre Québec sans colonne vertébrale, tu ne mérites même pas que ton pays existe...Il faut croire que tu aimes souffrir et te faire souffrir...Continue à mourir et à te vautrer dans l'inacceptable...Tu mérites les tyrans qui te torturent...Va au diable...

  • Claude Champagne - Inscrit 20 mars 2014 04 h 37

    Libéral=illégale

    Encore, encore et encore quoi de plus faut-il, pour être convaincu que le Parti Libéral=illégale. Une question, si le mauvais rêve se réalise ce parti est au pouvoir, le retour de Porter et vide son sac, la commune. Charb, met aux grands jours que le scandale du Parti libéral est confirmé. Il arrive quoi?. Nous devons endurer l'odeur des scandales pour quatre années, descendre dans la rue pour exiger la démission. On demande la démission du premier, si Couillard est élu dans Roberval, ce qui n'est pas chose faite. Le gros scandale c'est qu'une majorité de Québécois leurs fassent confiance. J'aurais honte de dire que je suis québécois, j'aimerais mieux m'expatrier au Mexique, là aussi c'est corrompu mais je vais être loin du Parti libéral.

    • Claude Champagne - Inscrit 20 mars 2014 06 h 38

      Mon correcteur a décidé commune au lieu de comm. Et j'en profite pour rajouter, je vais répondre que la <fiction> ce sera de les reporter au pouvoir, la <réalité> c'est que la corruption ne doit pas être récompensée.

  • Carole Jean - Inscrite 20 mars 2014 04 h 38

    Avec les libéraux, c'est toujours la corruption.


    Toujours la saudite corruption. Avec les libéraux, on s’en échappe pas.

  • Régis Proulx - Abonné 20 mars 2014 07 h 00

    Question d'équilibrer les commentaires

    L'article, non signé, rapporte que : "Les documents ne mentionnent pas explicitement le nom du PLQ, et l’enquête pourrait porter également sur d’autres formations politiques." Donc, attendons de voir plus clairement ce dont il en retourne.

    • Claude Champagne - Inscrit 20 mars 2014 07 h 58

      Depuis 2009 tous les reportages, enquêtes, Charbonneau , 90% libéraux. "Attendons de voir" c'est de la pure fiction, la réalité est de récompenser la corruption c'est de ramener au pouvoir ce parti.