Les femmes gagnent toujours moins pour le même emploi

Peu importe le niveau de compétences de l'emploi occupé, les travailleuses régulières à temps plein touchent un salaire horaire moyen plus faible que celui des travailleurs, indique-t-on dans la recherche, qui a été dévoilée jeudi.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Peu importe le niveau de compétences de l'emploi occupé, les travailleuses régulières à temps plein touchent un salaire horaire moyen plus faible que celui des travailleurs, indique-t-on dans la recherche, qui a été dévoilée jeudi.
À l’approche de la Journée internationale de la femme, le 8 mars, l’Institut de la statistique du Québec dévoile une étude qui démontre que même aux niveaux professionnel et cadre, les femmes continuent d’être moins bien rémunérées que les hommes.

Diverses études, dans le passé, ont comparé la rémunération entre les hommes et les femmes en général pour conclure à un écart favorable aux hommes. Plusieurs attribuaient cet écart au fait que les femmes choisissent encore souvent des professions moins bien rémunérées que les hommes. Mais la présente étude de l’ISQ, qui fait aussi un relevé d’autres recherches, est claire : « Les analyses révèlent que l’écart salarial entre les hommes et les femmes existe généralement au sein d’une même profession. »

Par exemple, selon une étude relevée en 2012, chez les cadres supérieurs en gestion, le salaire horaire moyen d’un homme atteignait 51,81 $, contre 33,91 $ pour une femme. Pour les « autres cadres », les hommes gagnaient 36,46 $ l’heure et les femmes 32,24 $ l’heure.

Même pour des professions où les femmes sont en grand nombre, comme en enseignement, les femmes gagnent moins que les hommes. Ainsi, les hommes reçoivent une rémunération horaire moyenne de 33,24 $, contre 31,20 $ pour les femmes.

On remarque le même phénomène pour le « personnel de soutien familial et de garderie » : les hommes y touchent en moyenne une rémunération de 16,83 $ l’heure, contre 15,35 $ l’heure pour les femmes.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer certains écarts dans une même profession. Ainsi, Mme Boulet admet qu’une partie des écarts peut s’expliquer par le nombre plus faible d’années d’expérience de travail des femmes, même si elles occupent le même poste qu’un homme.

Les Québécoises peuvent cependant se consoler en se disant que celles qui travaillent à temps plein sont moins désavantagées par rapport aux hommes que leurs consœurs du reste du Canada.
2 commentaires
  • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 6 mars 2014 12 h 19

    À qui la faute?

    Problement la faute des intégristes, puisque l'égalité homme-femme fait partie de nos valeurs, de notre culture, non?

  • Anne Masson - Inscrite 7 mars 2014 10 h 26

    Sérieusement?

    Consolez-vous, c'est moins pire qu'ailleurs, c'est la seule leçon à tirer de cette inégalité flagrante? Ça représente quand même 1/3 du salaire chez les cadres supérieurs!